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AuteurRéponses
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24 avril 2021 à 23 h 11 min #14611
Bonjour,
Je vous remercie d’avance pour votre retour et de vos suggestions.
Bien cordialement,
Kiyomi
Premières impressions. Mme A me semble consciente de sa souffrance et de ses manifestations invalidantes dans son quotidien. Elle paraît comprendre aussi que c’est plus fort qu’elle et que cela nuit à son équilibre, ainsi qu’à ses relations avec ses filles puisqu’elle les décrit comme étant « incessants et destructeurs ».
Je trouve interpellant qu’elle soit contrariée à l’idée d’associer l’apparition de ses symptômes au décès de son père car elle estime avoir été « préparée à son décès ».
« Dans le deuil, on sait qui l’on perd mais on ne sait pas ce que l’on perd » disait Freud. Derrière le décès de son père, il ne serait pas étonnant que s’y cachent malheureusement bien d’autres souffrances, peut-être même enkystés. Je pense notamment à la séparation d’avec la mère en hospitalisation longue pour dépression, à un âge où elle a pu prendre conscience de l’aspect définitif possible lors d’une séparation, et mentaliser la notion de perdre ceux que l’on aime pour toujours. La relation fusionnelle qu’elle entretient avec sa mère m’indique, également avec ses symptômes obsessionnels, la présence possible d’une angoisse liée à la mort.
· Question 1 : Quel est le motif de consultation de Mme A ?
Je dirais qu’elle consulte pour des symptômes invalidants qui lui ont fait perdre son travail et qui sont problématiques aussi dans la cellule familiale. Il sera nécessaire de prendre en compte son état dépressif réactionnel suite à la perte de son travail et l’aider avec les troubles du sommeil et de l’alimentation.
· Question 2 : Quels sont les symptômes présentés par Mme A ?
Obsessions (TOC) et actes compulsifs avec ritualisation
Troubles du sommeil et de l’alimentation avec comportements boulimiques
· Question 3 : Quels sont les besoins de Mme A ?
Mme A a besoin de retrouver l’équilibre de sa personnalité et dans son quotidien, apprendre à gérer ses angoisses, changer ses perceptions ou ses croyances pour être dans un comportement qui lui permettent de fonctionner socialement et dans sa sphère privée.
· Question 4 : Quelles hypothèses faites-vous sur le diagnostic psychopathologique de Mme A ? Pourquoi ?
On ne sait rien de sa structure de personnalité qui aurait pu favoriser l’apparition de sa psychopathologie, mais je crois qu’il y a des facteurs environnementaux – d’ordre familial liés à des traumatismes infantiles (hospitalisation de la mère, être la figure de substitution imposée par les circonstances familiales, éducation stricte).
Les obsessions, les actes compulsifs et la ritualisation qui indique la présence de la pensée magique, l’isolation – refus d’associer ses symptômes au décès de son père, le déplacement – par un besoin obsessionnel de contrôler son environnement m’indiquent que Mme A souffre d’une névrose obsessionnelle.
· Question 5 : Que proposez-vous pour accompagner Mme A ?
Une psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC)
Une psychothérapie humaniste avec une approche interpersonnelle pour l’aider avec un deuil qui ne semble pas travaillé.
Une psychothérapie positive (PPT)
· Question 6 : Quelles questions seraient intéressantes à poser à Mme A afin de l’aider à cheminer sur son symptôme ?
« Qu’est-ce-que la vérification de (…) vous apporte ? », « Qu’est-ce-que vous ressentez lorsque vous vérifiez (…) ? », « Quel est le sens de tout ça pour vous ? »
« Que pensez-vous qu’il se passerait si vous ne vérifiez pas (…) avant de quitter votre maison ? », « De la même façon, est-ce-que vous pensez que votre papa serait encore en vie s’il n’avait pas fumé autant ? »
« Imaginer que vous réalisiez que cette vérification n’est plus nécessaire, comment vous sentiriez-vous ? à la place qu’auriez-vous envie de faire qui vous plaise ? »
25 avril 2021 à 20 h 17 min #14618Bonsoir Kiyomi,
Votre analyse est tout à fait juste et vos propositions très intéressantes. Je vous félicite pour la bienveillance qui ressort de votre analyse. Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
9 mai 2021 à 13 h 39 min #14677Mme A souffre de ses comportements et des effets que cela a sur elle et sur les autres autour d’elle.
1. Mme A a perdu son travail suite à de nombreux retards liés à des rituels compulsifs.
2. Un syndrome dépressif majeur avec des troubles du sommeil et de l’alimentation, des comportements boulimiques, des conflits dans son couple, des relations tendues avec ses filles, des troubles obsessionnels compulsifs (lavage de mains, vérifications incessantes au sein de la maison) qui provoquent des angoisses, une fusion avec sa mère qui provoque conflits et culpabilité.
3. Mme A a besoin d’une aide psychothérapeutique pour comprendre et traiter ses symptômes.
4. Mme A a développé une névrose obsessionnelle suite à la mort de son père. Les symptômes qu’elle décrit ont entraîné des rituels provoquant des retards au travail et des conflits au sein de sa famille. Les retards ont eu pour conséquence une perte de travail, les conflits familiaux s’y étant associés, cela a entraîné une forte dépression qui aujourd’hui conduit Mme A à consulter.
5. Dans un premier temps, je proposerai à Mme A une psychothérapie clinique pour rechercher et comprendre les causes de sa névrose, accompagnée d’un traitement médicamenteux (antidépresseurs).
6. A votre avis, qu’est ce qui a provoqué ce lavage de mains intempestifs ? Qu’est-ce qui vous contrarie à l’idée d’associer ce symptôme à la mort de votre père ?
10 mai 2021 à 19 h 20 min #14684Bonjour,
Mme A souffre d’un syndrome dépressif majeur, la mettant en difficulté dans sa vie personnelle (relation aux siens) et professionnelle (perte de son travail). Les symptômes sont les TOC, Trouble du comportement alimentaire (boulimie) et troubles du sommeil.
Ses besoins principaux sont d’apprendre à soigner sa dépression, apprendre à gérer voire de passer de ses rituels, gérer le deuil de son père et sa relation toxique avec sa mère.
Mon hypothèse diagnostique est que Mme A souffre de névrose obsessionnelle.
Pour l’accompagner je vois plusieurs axes : psychothérapie et technique telle que l’EMDR sur la gestion du deuil, TCC pour les rituels, médicaments aussi peut-être (antidépresseurs et anxiolytiques) pour gérer sa dépression.
Pour cheminer, je l’interrogerai sur le deuil de son père, sa relation a sa mère et sa culpabilité, ses relations a son mari et ses enfants aussi. J’ouvrirai aussi le volet de l’estime de soi puisque les TCA peuvent être reliés à une faille narcissique.
Voila en synthèse, merci de votre retour !
11 mai 2021 à 7 h 20 min #14691Bonjour Florence,
A nouveau, votre analyse est juste et vos propositions thérapeutiques bien adaptées à la pathologie de la patiente. Je vous félicite.
Je vous souhaite une belle journée
Audrey
30 mai 2021 à 11 h 05 min #14785Bonjour,
Ma première impression : Mme A semble enfermée dans cette situation et en souffre. On sent le poids de la charge familiale sur Mme A. D’abord la depression de sa mère, la prise en charge de la fraterie, puis le décés de son père (élément déclencheur), la charge de sa mère avec une relation fusionnelle, le rejet de ses filles.
1. Motif de consultation
Ses TOC qui lui ont fait perdre son travail, ont mis à mal son couple et sa relation avec ses filles.
2. Symptômes présentés par Mme A
– syndrome dépressif majeur
– troubles du sommeil
– troubles de l’alimentation (boulimie)
– TOC avant le départ pour le travail
– lavage des mains intempestif
3. Les besoins de Mme A
Mme A a besoin d’être écoutée et comprise. On note un fort sentiment de culpabilité su lequel il va falloir travailler. Elle a besoin qu’on l’aide à trouver des solutions, des outils pour sortir de la situation dans laquelle elle se trouve.
4. Hypothéses sur le diagnostique psychopathologique de Mme A
Le diagnostique s’oriente vers une névrose obsessionnelle. On retrouve les TOC avec le lavage intempestif des mains, ainsi qu’un ensemble de rituels avant de partir au travail pour éviter l’appartition d’angoisse majeur (pensée magique).
On notera les troubles alimentaires, la boulimie. Elle apparait ici aprés la perte du travail, mais tout laisse à penser qu’elle lui permet de contenir sa vie qui lui échappe : auparavant le décés de son père, l’apparition des TOC, puis la perte de son travail, la dépression, les conflits avec son mari et l’éloignement de ses filles.
5. Proposition d’accompagnement de Mme A
– psychothérapie clinique ou comportementale, il sera bon de voir avec elle qu’elle approche sera la plus à même de l’aider dans un premier temps
– traitements antidépresseurs et anxiolytique peuvent être proposés
– l’hypnose peut être interessante autant pour les TOC que pour les troubles du sommeil et de l’alimentation. Mais on pourra aussi envisager l’EMDR ou l’EFT en fonction de ses besoins.
6. Questions que l’on pourrait poser à Mme A
– Quel est l’ampleur de ses TOC sur son quotidien? On sait que le départ au travail est source d’angoisse mais y a t’il d’autres situations ou moments dans la journée qui peuvent déclencher ce type de mécanisme?
– A t’elle une idée de ce qui déclenche ses angoisses au moment d’aller au travail? C’est-il passait quelque chose à son travail?
– Quand est-il des troubles du sommeil? S’agit-il de difficultés à s’endormir? d’insomnies? de réveils nocturnes? de cauchemars?
– Est-elle sous médication pour ses troubles dépressifs?
– On sait que le décés de son père est un élément central dans sa psychopathologie. Quelle était leur relation?
– Selon elle d’où peut venir se sentiment profond de culpabilité? Culpabilité par rapport à quoi? à qui?
– Quelles sont ses attentes en venant en consutlation?
Je vous souhaite une bonne journée
Ingrid
30 mai 2021 à 18 h 35 min #14787Bonsoir Ingrid,
Votre diagnostic est juste et vos propositions thérapeutiques intéressantes. Je vous félicite. Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
30 mai 2021 à 18 h 35 min #14788Bonsoir Ingrid,
Votre diagnostic est juste et vos propositions thérapeutiques intéressantes. Je vous félicite. Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
16 juin 2021 à 20 h 51 min #14860Bonjour
Mme A vient en consultation car elle est désemparer et perdu , son mal être et sa souffrance lui ont engendrer des troubles du comportement obsessionnelle et compulsif (TOC / Boulimie …) qui lui ont fait perdre son travail .
Si je comprends ce qu’ elle dit ,depuis son plus jeune âge , elle est confronter à jouer le rôle de la mère et du père et ne sait plus qu’elle est sa position au sein de sa famille . Peur de la mort suite au décès de son père , elle s’est créer un rituel qui l’aide à trouver une alternative à ces peurs .Son manque d’estime de soi ,lui fait penser qu’elle n’est pas a la hauteur des attentes de son entourage (sentiment lie à son enfance car a manquée d’amour) pour combler se manque et se mal être , elle comble par ces troubles alimentaires et comportementale ce qui la nui dans tous les domaines de sa vie .
Incompréhension de son entourage doit être pris en considération et le manque de communication également
Sa relation fusionnelle avec sa mère lui permet de garder se rôle qu’elle connait bien et où elle pense être à la hauteur mais cette relation l’a pollue et la ramène également à ces peurs .
Mme A besoin d’un suivie psychologique et d’un soutien familiale solide, avec une prise de conscience Elle peut travailler sur ces peurs et se repositionner au sein de sa famille et dans son rôle de femme ect…
Elle doit penser a son bien être personnelle et communiquer sur ces ressenties , ces émotions… apprendre a s’aimer .
Si ça boulimie s’accentue , elle devra être hospitaliser mais une première consultation vers une thérapeute est déjà une prise de conscience vers la guérison
Voici quelques questions que je lui poserais pour son suivie psychologique
Avez-vous déjà mis des actions en place pour résoudre ces difficultés et si oui lesquelles ?
Quels ressentis par rapport à sa problématique, les émotions que cela suscite en elle ?
Avez-vous des moments de détentes , des moments de joie , de bien être ? si oui donnez-moi un exemple ?
Sentez-vous aimez et aimez-vous ?
Quelles sont les ressources a mettre en lumière sur lesquelles on pourra s’appuyer ?
Qu attendez-vous de nos consultations ?
voici mes ressenties et mon analyse débutante sur ce cas 🙂
très belle soirée
peggy
17 juin 2021 à 12 h 57 min #14863Bonjour Peggy,
A nouveau votre analyse est juste ainsi que vos propositions.
Bravo. Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
23 juin 2021 à 20 h 15 min #14907Bonjour à tous ,
Tout d’abord je suis ravie de suivre cette formation très intéressante.
D’après moi, il est évident que Mme A souffre de névrose obsessionnelle, on peut clairement comprendre dans son récit, qu’elle en présente tout les symptômes : Obsessions, actes compulsifs et pensée magique.
Il est important de distinguer deux choses différentes dans son histoire: La névrose obsessionnelle est apparue après la mort de son père ( elle à déplacé l’angoisse de mort dans tout ses rituels quotidiens, ce qui lui a donné l’impression d’avoir le contrôle ) . Ces rituels invivables l’ont conduits à perdre son emploi, et cette perte d’emploi l’a amené directement à la dépression .
On distingue donc : La névrose qui est apparue après la mort de son père , et la dépression qui est apparue après sa perte d’emploi ( conséquence de sa névrose) .
Aujourd’hui Mme A vient consulter de son plein gré, car elle souhaite se faire aider, soigner, car sa situation est clairement pathologique, elle en est totalement consciente, ses TOC sont entrain de gâcher sa vie autant personnelle que professionnelle.
Comme dit plus haut ses symptômes sont très clairs : TOC, obsessions, actes compulsifs, pensée magique. Puis il y a aussi la dépression ( boulimie, sommeil perturbé) qui est la conséquence de sa névrose qui dure depuis des années et lui a fait perdre travail et vie de famille équilibrée.
Mme A a dans un premier temps besoin de sortir de sa névrose car c’est cette dernière qui est l’élément déclencheur de tout. Pour cela, il lui faut absolument une aide psychothérapeutique, afin de remonter à la source. On distingue plusieurs problématiques du passé: elle a quasiment élevé ses frères et sœurs , elle s’est occupé de sa mère malade, beaucoup trop de responsabilité pour une enfant. Elle a intériorisé tout cela, jusqu’à la mort de son père qui a été l’élément déclencheur de sa pathologie.
Mme A souffre donc d’une névrose obsessionnelle suivie d’une dépression ( avec troubles alimentaires et perte de sommeil) .Elle en présente tout les symptômes et une névrose non soignée débouche parfois sur une dépression puisque cette névrose à souvent des conséquences dans la vie ( perte de travail, divorce ect ..).
Il faudra proposer une psychothérapie clinique ( nous rechercherons la cause de la pathologie) et une psychothérapie comportementale ( modifier son comportement afin de mieux vivre au quotidien).
Il faudra surement la diriger aussi vers un psychiatre qui sera en mesure de lui prescrire une traitement : antidépresseurs, anxiolytiques..
Je pense que durant nos entretiens, il sera très important de faire beaucoup parler Mme A de son passé afin qu’elle puisse évacuer toute sa culpabilité, ses remords, ses peurs et qu’elle laisse s’envoler tout cela. Son passé est beaucoup trop présent dans son quotidien. Son père est mort mais elle n’a pas complètement fait son deuil, elle dit s’être battue contre son tabagisme donc quelque part elle s’en veux de ne pas l’avoir convaincu d’arrêter et se sent coupable de sa mort de façon inconsciente. C’est d’ailleurs cette frustration qui l’a conduite à sa névrose obsessionnelle. Elle a effectivement fait un déplacement , frustration et incapacité vis à vis de la mort de son père puis rituels et toc qui lui permettent enfin de prendre la contrôle de la situation.
Voila 🙂
Bien à vous.
guillemet.
23 juin 2021 à 21 h 23 min #14909Bonsoir Inès,
Merci pour votre intérêt pour cette formation. Votre analyse de cas est très bien menée, votre raisonnement est juste et fluide. Vos propositions thérapeutiques sont très intéressantes et adaptées aux besoin de la patiente. Je vous félicite et vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Bonne soirée
Audrey
28 juin 2021 à 18 h 03 min #14933Bonjour, voici mon étude sur le cas n°1
Mes impressions : Mme A est une personne qui souffre de la situation présente mais d’après son histoire infantile, je dirais que cette souffrance a commencé dès son plus jeune âge.
Q1 – Mme A est épuisée par un mode de vie qui est devenu un combat au quotidien pour lutter contre une angoisse de mort importante. Les symptômes qu’elle présente avec notamment ces schémas répétitifs : vérifications incessantes ou le lavages intempestif des mains, l’ont conduite à consulter car ils impactent négativement sur sa qualité de vie sociale et familiale.
Q2 – Toc; obsessions et actes compulsifs : lavage des mains intempestif, vérifications incessantes et divers rituels du matin…Le tableau d’une névrose obsessionnelle se dessine.
A cela s’ajoute des symptômes d’une dépression. Des troubles du comportement alimentaire (boulimie) sont associés à cette dépression ainsi que la perte du sommeil.
Mme A a traversé des situations contextuelles très difficiles, dès son plus jeune âge et on ne peut ignorer le caractère en partie héréditaire de sa dépression compte tenu des antécédents de la maman qui souffrait de dépression chronique.
Q3 – Tout s’organise autour de la perception que Mme A a d’elle même. Elle souffre de conflits intra psychiques qui ont engendré des conflits relationnels par le passé et qui perdurent dans le temps :
Mme A révèle qu’à l’âge de 8 ans, précisément à l’âge où l’enfant prend conscience que la séparation momentanée peut-être un jour définitive, se retrouve investie d’une surcharge de responsabilités: « elle s’est retrouvée seule à élever deux frères de 5 et 3 ans » à cause d’une mère absente pour remplir son rôle protecteur de parent. Ce qui pour un enfant devrait se résumer à grandir et s’épanouir dans la sécurité s’est transformé en une situation d’énormes responsabilités : « trop de poids sur des petites épaules ». La peur au départ légitime de ne pas être à la hauteur jour après jour peut se transformer en une angoisse permanente qui n’est pas forcément vécue comme telle mais qui est pourtant bien présente. Sans doute que sa relation fusionnelle marquée de conflits et de culpabilité prend naissance à cette période.
Mme A devrait pouvoir se sentir en sécurité et être capable de se désinvestir d’une tâche trop élevée pour elle sans culpabiliser. Retrouver la confiance qu’elle a perdu en elle-même et se libérer de ces tocs qui l’enferment et qui sont contre-productifs aussi bien sur le plan sociale que familial; Elle a besoin d’apaisement et de réconfort pour pouvoir se projeter en avant et ne plus porter le poids du passé.
Mme A se dit contrariée car elle pense que ces symptômes ont surgi au moment de la perte de son père et qu’elle était pourtant » préparée à son décès ». L’angoisse de mort trop envahissante s’est déplacée sur un rituel compulsif qui lui semblait maitrisable mais n’est plus supportable. Elle a besoin d’affronter la mort et la notion de séparation de manière plus sereine.
Mme A explique que le problème de la perte d’emploi et d’argent occasionnés par ses problèmes ont crée des conflits avec son mari qui lui reproche cette situation, et évoque ses filles avec qui, elle a des relations tendues. Sources de culpabilité supplémentaires pour Mme A qui a besoin d’être comprise et entendue.
En ce qui concerne sa relation fusionnelle avec sa mère : La relation que Mme A entretient avec sa maman n’est sans doute pas la meilleure façon d’améliorer sa sécurité affective puisque sa mère est en dépression. Peut-on trouver une consolation dans l’être souffrant ? Je pense que Mme A devrait trouver un épanouissement personnel et chercher un réconfort là où il est possible d’en trouver.
Q4 – Mme A souffre d’une névrose obsessionnelle et d’une dépression avec des comportements de troubles alimentaires et perte de sommeil. Elle est tout à fait consciente des difficultés qu’elle traverse et cherche un moyen d’y palier puisqu’elle consulte, ce qui laisse envisager qu’elle est engagée sur la voie du mieux être. Cependant, il me semble qu’il ne faut pas sous estimer le facteur héréditaire de la dépression car une dépression importante peut conduire à une TS par exemple, et son trouble alimentaire nécessite une attention particulière.
Q5 – Psychothérapie clinique ou comportementale, Hypnose, EMDR, EFT – Traitements allopathiques – protocoles expérimentaux (sismothérapie).
Selon l’importance du trouble alimentaire et de la dépression, une hospitalisation peut être nécessaire.
Q6 – Aujourd’hui quand Mme A considère sa situation de petite fille de huit ans, lui semble-t-il approprié de confier l’éducation de deux petits enfants à une enfant guère plus âgée ?
Peut-on considérer que l’angoisse qu’elle vit au quotidien aujourd’hui est liée à une émotion de peur qu’elle a eu petite fille par rapport à une idée d’un avenir incertain ? A plus forte raison quand on sait qu’elle n’avait que 8 ans et qu’elle était en droit de craindre la prise en charge de cette situation ?
Sait-elle pourquoi cette petite fille s’est retrouvée dans cette situation ? la dépression de sa mère était-elle expliquée et où était le père à ce moment là ? Que pense-t-elle de son absence ? Concernant le père : peut-elle expliquer « j’ai passé ma vie entière à lui faire la guerre » ? Est ce que des sentiments plus profonds mériteraient d’être entendus ?
Aujourd’hui en tant que femme et adulte, est-elle prête à trouver d’autres moyens pour parvenir à faire face aux difficultés que tout adulte peut rencontrer dans sa relation au monde extérieur ?
Est ce que chercher le contrôle des choses n’est pas un moyen détourné de ne pas s’autoriser à se laisser aller ? de céder au lâcher-prise ?
Est ce qu’à quelque part, le défit permanent d’être à la hauteur depuis toute petite, d’être fonctionnelle et efficace pour les autres, (par obligation) n’a pas pris le pas sur sa capacité à gérer ses propres émotions ? S’écouter, se lamenter si nécessaire, se plaindre, en un mot se respecter ?
J’interrogerais Mme A sur les relations qu’elle entretient avec sa mère pour arriver doucement à lui faire comprendre qu’on ne peut trouver de sécurité affective chez un être qui en manque. Elles risquent de « s’épuiser l’une dans l’autre ». Et surtout mettre l’accent sur ses capacités à trouver en elle-même ce qui lui manque.
Voilà, dans l’attente de votre retour, je vous remercie.
Olivia
<p style= »margin: 0px; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: ‘Helvetica Neue’; »></p>30 juin 2021 à 18 h 45 min #14939Bonsoir Olivia,
Votre diagnostic est juste et je vous félicite pour la précision de votre analyse. Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
1 juillet 2021 à 8 h 51 min #14943Merci beaucoup Audrey, je continuerai avec plaisir cette formation très enrichissante et qui correspond parfaitement à ce que j’espérais : claire et concise, et vous êtes toujours là pour répondre à nos questions et nous encourager…Merci encore ! Olivia.
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