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AuteurRéponses
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6 février 2026 à 16 h 56 min #20872
Bonsoir, je vous remercie pour ce retour, belle soirée à vous , Maria ZAPPINO
16 février 2026 à 13 h 21 min #20886Bonjour,
A la première lecture : Madame A. est en souffrance, elle a un mal être profond.
1) Les motifs de la consultation : Mme A consulte à cause de ses TOC et angoisses entrainant des difficultés à exercer son emploi qui ont engendré la perte de celui-ci générant un syndrome dépressif majeur avec troubles de l’alimentation et du sommeil bouleversant sa vie non seulement professionnelle mais aussi familiale (relation avec son mari et ses filles).
2) Ses symptômes : TOC survenu au moment du décès de son père il y a 12 ans (vérification de la maison, rituels obsessionnels : avant de partir au travail + lavage des mains), angoisses, syndrome dépressif sévère avec troubles du sommeil et de l’alimentation avec boulimie survenu après son licenciement.
3) Mme A a besoin de réassurance, de prendre conscience de sa peur de la mort suite à la perte de son père. Elle dit s’y être préparé mais elle est visiblement dans le déni de cette peur. Il faut surement aussi réfléchir/travailler à sa relation actuelle fusionnelle avec sa mère.
4) Au vu des symptômes, Mme A. présente une névrose obsessionnelle puisque nous retrouvons bien les obsessions, les actes compulsifs et la pensée magique (vérification de sa maison, rituels avant de partir au travail, lavage des mains intempestifs). Elle a isolé son angoisse de la mort et l’a déplacé sur une angoisse plus contrôlable c’est à dire des éléments environnementaux.
5) Pour son accompagnement : psychothérapie clinique pour qu’elle puisse comprendre la cause et psychothérapie comportementale pour modifier son comportement, hypnose, EMDR, EFT, anxiolytiques ou antidépresseurs.
6) Les questions intéressantes à lui poser : le détail de ses rituels, comment elle se sent après les avoir accompli, son ressenti face à l’ensemble des ses rituels, a-t-elle l’impression qu’ils s’aggravent / s’accentuent avec le temps. Comment a t-elle vécu la dépression de sa mère au vue de son jeune âge mais aussi son rôle de parent à 8 ans auprès de ses frères. Sa relation fusionnelle avec sa mère est-il pour caché un sentiment de culpabilité. Comment a-t-elle vécu l’arrivée de ses filles ? Ya t-il eu des angoisses par rapport à sa propre enfance, comment elle aimerait être aujourd’hui.
16 février 2026 à 17 h 56 min #20891Bonsoir Julie,
Votre diagnostic est juste et vos propositions d’accompagnement sont adaptées aux besoins de la patiente.
Je vous félicite et vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
14 avril 2026 à 12 h 59 min #20966Bonjour,
Mes premières impressions suite à la lecture de cette étude de cas, seraient que Mme A rencontre des difficultés et des troubles devenus envahissants et invalidants dans sa vie quotidienne.
1) Motif de consultation :
Mme A consulte en raison de symptômes psychiques devenus invalidants dans sa vie quotidienne et professionnelle.
Ces troubles ont conduit à une désorganisation importante, et une incapacité à assurer son travail, entraînant la perte de son emploi.
Elle présente également une souffrance psychologique marquée (dépression, conflits conjugaux), ce qui motive sa démarche de consultation.
2) Symptômes présentés :
Mme A présente plusieurs types de symptômes :
D’une part, on observe des symptômes anxieux à composante obsessionnelle : elle décrit des besoins incessants de vérification ainsi que la mise en place de rituels qu’elle doit impérativement réaliser avant de quitter son domicile, sous peine de ressentir une angoisse majeure. Elle présente également des comportements de lavage de mains répétés à chaque contact avec une surface perçue comme sale.
D’autre part, Mme A présente des symptômes dépressifs, consécutifs à la perte de son emploi, incluant des troubles du sommeil, alimentaires et des comportements boulimiques.
Enfin, ces troubles ont un retentissement relationnel important, avec des conflits conjugaux, des relations tendues avec ses filles, et une relation fusionnelle et conflictuelle avec sa mère.
3) Besoins de Mme A :
Les comportements de Mme A semblent répondre à plusieurs besoins psychiques sous-jacent.
On peut identifier un besoin de sécurité interne, mes rituels venant contenir une angoisse envahissante. S’y associe un besoin de contrôle, face à un vécu interne insécurisant.
Par ailleurs son histoire de vie met en évidence un manque de soutien affectif dans l’enfance et une prise de responsabilités précoces (parentification), suggérant un besoin de reconnaissance et de prise en compte de ses propres besoins.
Enfin la relation fusionnelle avec sa mère indique une difficulté de différenciation, traduisant un besoin de séparation psychique.
4) Hypothèses diagnostiques :
L’hypothèse principale serait un trouble obsessionnel-compulsif, caractérisé par la présence d’obsessions (peur liées à la saleté, pensées envahissantes) et de compulsions (rituels de vérification et de lavage), avec un retentissement significatif sur le fonctionnement quotidien.
On observe également un épisode dépressif majeur, survenu dans un contexte de perte d’emploi, avec des troubles du sommeil, de l’alimentation et une souffrance psychique importante.
En hypothèse de structure de la personnalité, on peut évoquer une organisation de type névrotique avec traits obsessionnels, comme le besoin de contrôle, la rigidité, une culpabilité importante, des angoisses.
L’histoire de vie de Mme A constitue un élément central de compréhension : la survenue des symptômes à la suite du décès du père suggère un facteur déclenchant, dans un contexte déjà fragilisé par une enfance marquée par la parentification et un environnement affectif instable.
5) Propositions d’accompagnement :
La prise en charge de Mme A pourrait s’articuler autour de plusieurs axes :
Un accompagnement chimiothérapeutique avec une thérapie cognitivo-comportementale, dans le traitement des TOC, afin de travailler sur les pensées anxieuses et de réduire les comportements compulsifs.
Un travail d’élaboration autour de l’histoire personnelle permettrait de mettre en lien les symptômes actuels avec les expériences passées, notamment la parentification et les carences affectives, le décès du père et son rapport avec la mort.
Un travail sur la régulation émotionnelle afin de pouvoir identifier et exprimer ses émotions, et de diminuer la culpabilité.
Si besoin un accompagnement psychiatrique en complément, avec une évaluation médicamenteuse possible (antidépresseurs, anxiolytiques)
Un travail sur les relations interpersonnelles, afin de pouvoir mettre des limites avec sa mère, puis de restaurer des liens plus apaisés dans la dynamique familiale actuelle.
6) Questions thérapeutiques :
Afin de soutenir la réflexion de Mme A et de favoriser le travail thérapeutique, nous pourrions lui demander :
– « Que se passe t’il si vous ne faites pas le rituel ? »
– » A quoi vous servent ces vérifications ? »
– « Quand avez-vous ressenti cela pour la première fois ? »
– « Quel lien faites-vous entre vos symptômes et votre histoire familiale ? »
– « Quelle place aviez-vous enfant dans votre famille ? »
– » Comment décririez-vous votre relation avec votre mère aujourd’hui ? »
– » Si vous n’aviez plus ces rituels, qu’est-ce que cela changerait pour vous ? »
14 avril 2026 à 14 h 59 min #20969Bonjour Letizia,
Votre analyse est bien détaillée, votre diagnostic est juste et vos propositions d’accompagnement sont adaptées aux besoins de la patiente. Il y a juste une petite erreur, sûrement de frappe, lorsque vous parlez d’accompagnement chimiotherapeutique.
Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation et je reste à votre disposition.
Audrey
16 avril 2026 à 16 h 55 min #20971Bonjour Audrey,
Mme A est en grande souffrance du à la perte de son travail, du à des retards répètes au quotidien qui on générait un syndrome dépressif majeur, des troubles obsessionnels compulsif que ce soit des troubles du sommeil,alimentaire (comportement boulimique), des besoins incessants de vérification qui provoque des retard d’ou une perte d’emploi.
Des disputes et conflits familiaux avec son mari et ses deux filles qui sont dans là non acceptation de ses rituels.
Ces symptomes devaient sommeiller depuis 12 ans au moment du décès de son père et se sont réveillés progressivement dans le temps avec une certaine culpabilité quelle penser gérer.
Il y a également un terrain dépressif, coté de la mère, déjà dans l’enfance, elle en a été confronté et à ce jour, il y a toujours une certaine culpabilité également, » je peux toujours mieux faire » pense-t-elle…Aux niveaux des symptomes:
Vérification répétés ,lavage des mains compulsif,rumination mentale par la perte du père.
Doute perpétuel par rapport à la famille et dispute avec ses filles.
Boulimie » Trouble alimentaire »Il faut la guider sur la confiance en elle, en sa capacité à gérer les événements, elle se dévalorise trop.
Retrouver de la joie dans sa vie personnelle.
Lui expliquer que les conséquences de la mort de son père,elle n’en est pas responsable,et qu’elle a toujours fait de son mieux.
Tenter d’arrèter tous ces rituels de protection pour etre plus sereine pour retrouver du travail également.Hypothèse de diagnostique:
Troubles obsessionnelle compulsif avec névrose obsessionnelle et addiction, en vue des pathologies diagnostiquées.Je propose à Mme A un accompagnement d’écoute par une psychothérapie comportementale et clinique. Un traitement médicamenteux anxiolytique, antidépresseur et un complément hypnose, EMDR,EFT.
Les questions intéressantes à poser seraient:
– Que lui procure toutes ses vérifications et rituels?.
– Quelle rapport a-t-elle par rapport à la mort?.
– Comment se perçoit-elle dans les mois avenir?.
– Et que souhaite-t-elle améliorer au sein de sa famille?.
– Et pour elle que veut dire le mot « peur ».Au plaisir de votre retour sur cette analyse d étude de cas n°1
Denise.
16 avril 2026 à 18 h 11 min #20974Bonjour Denise,
Votre analyse est bien détaillée, votre diagnostic est juste et vos propositions d’accompagnement sont adaptées aux besoins de la patiente. Je vous félicite et vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
A bientôt 😉
Audrey
21 avril 2026 à 12 h 35 min #20979Bonjour Audrey
Merci pour votre retour qui donne confiance pour continuer sur cette voie.
A bientotDenise
21 mai 2026 à 13 h 01 min #21015Bonjour,
Je découvre l’étude de cas N° 1 de Mme A:
1/ Je pense que Mme A consulte suite à une détérioration de sa vie professionnelle, familiale et de couple:
Le motif principal est l’apparition de symptômes anxieux, de symptômes compulsifs très invalidants ayant entraînés la perte de son emploi, une souffrance psychique importante, un épisode dépressif et de nombreuses tensions et relations conflictuelles dans son couple et dans sa vie familiale.
2/ Mme A présente des symptômes Obsessionnels compulsifs, évoquant des TOC: (« besoin incessant de se laver les mains », « rituels matinaux envahissants », « peur de la saleté contamination ») On comprend que Mme A ne peut pas quitter son domicile sans pratiquer ses rituels. Cette pensée magique en action, ne lui permet plus de reprendre le contrôle sur ses comportements qui deviennent excessifs.
Mme A présente également des symptômes anxieux et dépressifs avec la présence de troubles du sommeil, alimentaire, de la perte de son emploi…
3/ Hypothèse des besoins de Mme A: Des besoins relationnels et affectifs peut être, remarquant que Mme A dans le récit se livre avec émotion sur son histoire, elle semble avoir besoin d’écoute, de se raconter, d’un espace pour se livrer afin que son enfance soit reconnue, sa souffrance et ses responsabilités d’enfants entendues. Probablement un besoin de soutien psychique et relationnel recherchant à apaiser le retentissement quotidien qui l’a submerge aujourd’hui.
4/Quelles hypothèses faites-vous sur le diagnostic psychopathologique de Mme A ? Pourquoi ?
Quelques hypothèses: la première c’est la Névrose Obsessionnelle matérialisée par des TOC (trouble obsessionnel compulsif) très invalidant allant jusqu’à la perte d’emploi et la détérioration des liens familiaux. La deuxième c’est la dépression, découlant peut être de cette névrose avec une souffrance psychique intense.
Il est possible de Mme A se retrouve enfermé dans un comportement d’hyper contrôle donnant l’illusion de maitriser ses angoisses. Maitrise importante au regard du fil de sa vie qu’elle déroule en séance et qu’elle n’a pas pu transmettre à son père. Les rituels agissent comme des mécanismes de refoulement et de défense face à l’angoisse de la mort.
5/Ce que je proposerai: une prise en charge en psychothérapie comme soutien psychologique et psychique quotidien pour déterminer les causes et évaluer davantage les troubles du sommeil, alimentaires dont elle parle. Un traitement avec l’hypnose ou l’EMDR me semblerait opportun également. En fonction de l’évolution des premières séances une prise en charge médicamenteuse pourrait aussi s’envisager.
6/ J’aimerai demander à Mme A comment se manifeste les rituels? Qu’est ce qu’elle se dit précisément lors de ses rituels? je rebondirai probablement sur ses réponses. J’aimerai savoir ce que cela lui fait ressentir? Y a t’il un moment dans la journée ou le soir où les rituels sont plus intenses?
Je demanderai aussi comment les émotions étaient -elles vécues dans son enfance? Comment a t’elle vécu la dépression de sa mère enfant? A t’elle eu l’occasion d’en discuter avec elle après? Sur sa place dans la fratrie comment le vivait elle dans ses relations?
Aussi, sur le décès de son père j’aimerai savoir si elle se sent en colère? Quel sentiment éprouve t’elle?
Merci pour votre lecture et votre accompagnement,
Camille
21 mai 2026 à 21 h 19 min #21019Bonsoir Camille,
Votre analyse est très complète et toute la bienveillance qui ressort de votre analyse est très appréciable. Votre diagnostic est juste et vos propositions d’accompagnement sont adaptées aux besoins de la patiente.
Je vous félicite et vous souhaite une belle continuation dans votre formation.
Audrey
28 mai 2026 à 9 h 23 min #21026Bonjour Audrey,
voici ma proposition concernant l’étude de cas.
Q1: Mme A semble avoir conscience que les troubles dont elles souffre (qui ne sont, que des mécanismes de défense psychique qui lui sont propres), lui occasionnent de plus en plus de désagrément. Impossibilité de tenir un engagement contractuel, éloignement de ses proches, disputes conjugales et l’état dépressif qui vient couronner le tout !
Q2: De multiples symptômes invalidants, rituels de vérifications, lavage de mains incessants, boulimie, syndromes dépressif.
Q3: Mme A semble avoir besoin d’une psychothérapie pour analyser ses comportements, en comprendre le sens profond et par conséquent leur cause.
Q4: Mme A est probablement atteinte de névrose obsessionnelles avec divers troubles du comportement. Les symptômes qu’elle évoquent me font penser cela. rituels, pensées magiques, boulimie, etc…
Q5: je lui proposerais une psychothérapie qui évoluera probablement vers une psychanalyse, qui l’aiderait à apprivoiser ses angoisses de mort autrement.
Q6: Je lui demanderais les raisons personnelles (pas celles qui l’obligent) qui la motivent à venir en psychothérapies et ce qu’elle en attend ? Je lui poserais des questions sur la période où elle a dû se substituer à sa maman (le contexte, comment a-t-elle fait face, les sentiments éprouvées ?) et où vraisemblablement s’est engagée progressivement un échange de leur rôle respectif. Par ex: Quels sentiments avez-vous éprouvés lorsque vous vous êtes retrouvées seule avec vos frères ?
Le décès de son papa fera lui aussi l’objet de questions du même type. Par ex: Comment vous a-t-on annoncé le décès de votre papa ? Qu’avez vous ressenti ? Je lui dirais également que l’on est jamais vraiment préparé à la perte de quelqu’un encore moins un parent et ce quelque soit la relation entretenu avant le décès.
Voilà, j’attends votre retour pour savoir si je peux prendre en charge Mme A d’ici peu 😉 un peu d’humour en psychothérapie, ça peut aider aussi.
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