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15 sujets de 46 à 60 (sur un total de 60)
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  • #11978
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    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonjour Virginie,

    Le motif de la consultation est en général la difficulté que la personne rencontre et qui la pousse à consulter, effectivement, parfois, les deux se mêlent. Ici, il s’agit de sa souffrance psychologique et le symptôme est le trouble obsessionnel.

    Votre diagnostic est juste et vos questions tout à fait adaptées. Félicitations

    Belle continuation dans votre formation.

    Audrey

    #11997
    Photo du profil de ANNE CAPOZZO
    ANNE CAPOZZO
    Étudiant(e)

    Bonjour Audrey,

    Après la lecture de l’étude de cas n°1, je peux que constater que Mme A  est dans une souffrance psychique très importante, dont l’origine est multiple et ancienne. En venant consulter, il est important de souligner que Mme A est consciente de sa dépression et de ses symptômes de plus en plus invalidants pour elle et son entourage, entraînant ainsi une dégradation de son quotidien au point de perdre son emploi, entraînant des conflits incessants avec son mari, et des relations perturbées avec ses filles.

    Les symptômes de Mme A sont principalement des obsessions, couplées d’actes compulsifs et pensées magiques. En effet, Mme A a mis en place une série de rituels et de TOC divers (lavage de mains et nettoyage des surfaces, vérifications multiples etc.. ) dont elle ne peut se passer; Mme A a peur que survienne une angoisse profonde. Je pense que l’origine de la névrose obsessionnelle de Mme A est la mort de son père alors qu’elle n’avait que 12 ans. Mme A a construit son système psychique en isolant la peur de mort sur ses rituels et TOC multiples. Mme A a cru pouvoir surmonter cette peur. En précisant le fait d’être contrariée à l’idée d’associer ses symptômes à la mort de son père car elle s’y était préparée, montre, qu’au moment des faits, Mme A a crée une sorte d’occultation de l’angoisse de mort pour se protéger qu’elle déplace à l’âge adulte sur ses symptômes compulsionnels.

    Mme A souffre de névrose obsessionnelle couplée à des troubles alimentaires de type boulimiques. Je pense que cette boulimie (expression d’une angoisse profonde) trouve son origine profonde dans le manque physique et affectif de la part de la mère dont elle a été séparée de long mois à l’âge de 8 ans, âge symbolique de prise de conscience de séparation définitive, voire de l’idée de mort. D’ailleurs, Mme A précise qu’elle entretient toujours des relations fusionnelles avec sa mère. par ses relations fusionnelles Mme A compense encore « ce vide affectif ». De plus, Il est à noter que Mme A en l’absence de sa mère s’est vue obligée d’élever à 8 ans ses 2 jeunes frères. Cet événement de la vie de Mme A est aussi à souligner. Je pense que cela a entraîné une rupture dans l’évolution logique vers l’adolescence en vivant l’âge adulte avant de l’être. Une structure fragile dès son plus jeune âge. Aucune précision n’a été donnée sur le rôle de son père au départ de sa mère ? C’est une des nombreuses questions que je poserai à Mme A.

    Pour accompagner Mme A, je proposerai une psychothérapie clinique et comportementale, de l’hypnose et de l’EFT (ré-encodage de la matrice par exemple) en complément de son travail de recherche et d’analyse. Verbaliser sera pour Mme A la source de son mieux-être. Mme A a un besoin immense d’être écoutée, enfin, je dirai.

    Les questions que je pourrais lui poser seraient: que lui procurent ses symptômes compulsifs ? que ressent-elle etc…que pense-t-elle compenser ?de quoi a t-elle peur ? Comment symbolise -t-elle ses peurs? comment a-t-elle vécu la mort de son père, la dépression de sa mère ? quelles sont ses relations aujourd’hui avec ses frères ? Quels sont ses soutiens dans son quotidien, a-t-elle des amis ? de la famille en dehors de son mari, ses filles, ses frères ? Les rapports avec son mari sont-ils toujours conflictuels ? A-t-il parfois de l’écoute, de la bienveillance, de la compassion?

    Je tiens à préciser que j’ai pris beaucoup de satisfaction à étudier cette première partie et à me mettre dans la peau de l’accompagnant dans cette étude de cas n°1.

    Dans l’attente de vous lire,

    Belle soirée à vous,

    Anne Capozzo

     

     

    #11998
    Photo du profil de FLORENCE MELE
    FLORENCE MELE
    Étudiant(e)

    Bonjour,

    C’est une vraie première pour moi!

    Q1: Motif de la consultation de Mme A:

    Un syndrome dépressif additionné de la perte de sommeil et de boulimie seraient la conséquence de la perte de du travail de Mme A.

    Une autre conséquence à cette situation, est les conflits qui animent le couple aujourd’hui.

    Ces 2 éléments évoqués font souffrir Mme A qui vient consulter.

    Q2: Les symptômes de Mme A:

    – syndrome dépressif avec troubles du sommeil et troubles de l’alimentation (boulimie),

    – rituels de lavages de mains, doute perpétuel et incessant de vérifications, angoisse qui l’empêche de quitter le domicile,

    – deuil à 12 ans de son père,

    – prédisposition héréditaire (troubles dépressifs chez sa mère),

    – à 8 ans, Mme A a endossé le rôle de la mère face à ses 2 frères plus jeunes, dans un contexte d’hospitalisation de dépression de la mère, dans un cadre éducatif très strict et avec beaucoup de responsabilités.

    – Mme A est en conflit avec toutes les personnes qui lui sont proches, son mari, sa mère tout en ayant une relation fusionnelle et avec ses filles.

    – le champ lexical de Mme A révélateur de souffrance  » lassitude, conflit, culpabilité, destructeurs, tendues etc… »

    Q3 : Les besoins de Mme A :

    La démarche de consulter de Mme A, nous indique qu’il est temps pour elle de se recentrer sur elle-même, d’aller chercher les choses profondes jusqu’alors (vraisemblablement) inexplorées pour résoudre ce qui peut être résolu : les rituels, les conflits, la culpabilité. Et d’autres points sont sans doute à venir pour déprogrammer cette souffrance.

    Nous avons besoin avec Mme A de sortir de la narrative qu’elle se construit depuis l’enfance en faisant éclore ce qui l’empêche, ce qui la rend impuissante, ce qui la dysqualifie au regard de ses proches, ce qui la fait souffrir.

    Q4 : Quelles hypothèses faites-vous sur le diagnostic psychopathologique de Mme A ? Pourquoi ?

    Mme A présente une pathologie mentale liée à l’environnement plurifactoriels :

    Perte d’emploi,

    Deuil du père à l’âge de 12 ans, a joué le rôle de mère à l’âge de 8 ans, conflits familiaux,

    Prédisposition à la dépression.

    Mme A utilise des mécanismes de défense appartenant à la névrose obsessionnelle que sont l’isolation et le déplacement ayant trait à l’angoisse de mort, puissante ici.

    Au surplus, elle n’arrive pas à se soustraire aux rituels imposés par ses troubles obsessionnels compulsifs (lavages de mains intempestifs, vérifications incessantes à la maison) semant un doute perpétuel en elle.

    Il me semble que la névrose obsessionnelle de Mme A pourrait être associée à une personnalité obsessionnelle- compulsive car certains comportements sont liés comme la préoccupation pour les détails empêchant l’activité principale, perfection dans l’inachèvement des tâches et cela même dans son travail. Également au regard de sa mère qu’elle visite chaque jour, probablement une réticence à déléguer des tâches (culpabilité ?), voire peut-être de la rigidité et de l’entêtement lié à l’éducation stricte. Au surplus, Mme A semble avoir des difficultés avec les relations interpersonnelles (filles, mari, mère) qui ne font qu’étayer ma pensée.

    Q5 : Que proposez-vous pour accompagner Mme A ?

    Une psychothérapie clinique bien que pensant qu’un travail comportemental soit probablement indissociable ?

    Traitement médicamenteux.

    Q6 : Les questions intéressantes à poser à Mme A afin de l’aider à cheminer vers son symptôme ?

    Qu’attend Mme A de cette nouvelle démarche ?

    Quelles démarches Mme A a-t-elle déjà tentées pour diminuer sa souffrance ?

    Quelles étaient le contexte et les relations familiales avant le décès de son père, puis après ?

    Que voudrait-elle dire à son père qu’elle ne lui aurait pas dit ?

    Quels fait Mme A au quotidien chez sa mère ? Pour quelles raisons ?

    A son avis, pourquoi ces relations sont-elles conflictuelles et faites de culpabilité ?

    Quelles sont ses relations avec ses frères ? S’occupent-ils de leur mère ?

    Mme A a-t-elle été valorisée, remerciée pour s’être occupée de ses frères ?

    Comment a-t-elle éduqué ses filles ?

    Voilà pour commencer..

    Merci!

    #12004
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonjour Florence,

    Votre étude de cas est très précise et juste. Elle est teintée de beaucoup de bienveillance, je vous félicite.

    Belle continuation dans votre formation

    Audrey

    #12006
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonjour Anne,

    Merci pour votre gentil retour qui me va droit au cœur. J’ai pris beaucoup de plaisir à créer cette formation et je suis ravie qu’elle vous apporte satisfaction.

    Pour votre étude de cas, je vous félicite, elle est très complète et vous abordez le diagnostic sur tous les domaines importants pour la patiente, ce qui laisse paraître de belles qualités professionnelle de la futur psychopraticienne que vous vous apprêtez à devenir.

    Belle continuation dans votre formation

    Audrey

    #12014
    Photo du profil de ANNE CAPOZZO
    ANNE CAPOZZO
    Étudiant(e)

    Bonjour Audrey,

    Merci pour vos encouragements, je m’accroche car l’accompagnement de la personne en souffrance psychique me tient à coeur depuis fort longtemps. Et je compte, dans ma deuxième partie de vie, apporter le soutien à toutes les personnes dans l’urgence, ou celle qui souhaite cheminer vers leur « mieux-être ». « Nous sommes tous des névrosé »:) !

    Je viens de terminer l’étude de cas n°2 et je m’apprête à entamer le dernier module avant l’examen final de cette première partie. Je me posais la question au sujet de l’examen, à savoir porte-il sur l’ensemble de cette première partie ou sur la partie Module 5 ? (comme il y a eu des examens après chaque module…).

    Dans l’attente de votre retour, je vous souhaite une belle fin de journée,

    Bien à vous

    Anne

    #12027
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonjour Anne,

    Votre projet de « deuxième partie de vie » est un beau projet et je vous souhaite qu’il vous apporte un total épanouissement.

    Comme vous le dites très justement, les modules sont évalués au fur et à mesure de la formation donc la dernière évaluation concerne aussi seulement le dernier module.

    Belle continuation et bonne soirée

    Audrey

    #12219
    Photo du profil de Anastela
    Anastela
    Étudiant(e)

    Mes premières impressions :

    Le retard au travail est dû à un comportement névrotique obsessionnel (TOC) pour soulager / contrôler ses angoisses de temps qui passe et de mort .

    La disparition du père et la relation fusionnelle à la mère peuvent indiquer une problématique de séparation d’avec les parents et justifier la prédisposition à l’addiction (boulimie), que viennent renforcer la culpabilité et la faible estime de soi réactivées par la perte d’emploi et le sentiment d’inhabilité (dévalorisation professionnelle et sociale).

     

    Mes réponses aux questions :

    1. Le motif de consultation de Madame A. ?

    Madame A. vient parce que des symptômes ont entraîné la perte de son emploi.

     

    2. Les symptômes de Madame A : les TOC (rituels de vérification et lavages de mains répétitifs), les troubles du sommeil, et alimentaire.

     

    3. Les besoins de Madame A. sont :

    – de calmer ses angoisses pour se débarrasser des TOC conséquents à celles-ci.

    – de rétablir des liens harmonieux avec ses proches

    – de réviser son lien d’attachement familial (dépendance affective ?)

    – de prendre soin de soi et de déléguer une part de ses responsabilités familiales pour retrouver équilibre, santé, et valeur personnelle

    – de retrouver in fine une activité professionnelle ?

     

    4. Hypothèse de diagnostic de Madame A.:

    Névrose obsessionnelle à cause des comportements obsessionnel et compulsif

     

    5. Une psychothérapie comportementale, avec les outils de l’hypnose, EMDR et EFT pour permettre à Madame A. de réguler ses TOC, et changer sa perception des événements traumatiques passés (mort du père, absence de la mère) à l’origine de ses angoisses présentes.

     

    6. Questions à poser :

    – Pourriez-vous préciser ce qui vous trouble et vous rend dépressive depuis la perte de votre emploi ?

    – Qu’est-ce qui « vous contrarie » à l’idée d’associer vos symptômes à la mort de votre père ? (signification et ressentis)

    – Pourriez-vous détailler vos souvenirs / vécus / ressentis à l’âge de 8 ans lorsque vous étiez seule à élever vos frères ? (signification et ressentis)

    – Pourriez-vous préciser en quoi la nature de votre relation à votre mère est fusionnelle ? (signification et ressentis)

    #12239
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonsoir Anastela,

    Merci pour votre intérêt pour l’étude de cas. Votre analyse est juste et vos propositions pertinentes.

    Félicitations

    Belle continuation dans votre formation

    Audrey

    #12319
    Photo du profil de Laetitia gurhem
    Laetitia gurhem
    Étudiant(e)

    Bonjour,

    A la lecture de cette étude de cas, je ne peux que constater que Mme A est en souffrance, mais qu’elle fait la démarche de demander de l’aide. Elle souhaite changer ses comportements et avancer.

    Mme A consulte suite à la perte de son emploi et de son état dépressif. Elle semble bien situer les mécanismes dont découle son état et la situation.

    Mme A présente les symptômes d’une névrose obsessionnelle, actes compulsifs, pensée magique et obsessions. Elle situe l’apparition de ses troubles à la mort de son père.

    Mme A a besoin d’un accompagnement pour faire son deuil et gérer ses TOC. Pour cela, il semble qu’une psychothérapie clinique soit adaptée. Il peut également lui être proposé d’autre technique en complément comme l’EFT ou l’hypnose. Pour la gestion de son état dépressif, un traitement médicamenteux pourrait être envisagé.

    Enfin les premières questions à poser dans l’accompagnement thérapeutique pourrait être les suivantes :

    Pouvons nous revenir sur le décès de son père ? Puisse qu’il semble être l’élément déclencheur de ses TOC.

    Si oui : Aujourd’hui, quel est son ressenti par rapport à la mort de son père ?

    Comment s’est passé la disparition de ce dernier ?

    Quel rôle a-t-elle eu dans l’accompagnement (ou non) de son père en fin de vie ?

    Je pense que la deuxième étape de l’accompagnement de Mme A se centrera sur sa relation à sa mère. En effet, Mme A a été parentifié très jeune et il est important qu’elle reprenne sa place d’enfant dans sa relation à sa mère.

    Merci pour cette formation, c’est un plaisir de la faire.

    Bonne journée

    Laetitia

    #12323
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonjour Laetitia,

    Tout d’abord, merci pour votre retour sur la formation, je suis ravie qu’elle vous apporte satisfaction, ça fait toujours plaisir d’avoir ces retours positifs.

    Pour ce qui est de votre étude de cas, je vous félicite sincèrement car elle est aussi juste que bienveillante.

    Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation

    Audrey

    #12332
    Photo du profil de Julie Pichon
    Julie Pichon
    Étudiant(e)

    Bonjour,

    Ma première impression est que Mme A est en détresse psychologique. En effet les conséquences de ses troubles sont de plus en plus invalidantes, touchant plusieurs domaines où Mme A est directement impactée ( relation familiale et vie professionnelle ). Mme A me semble être consciente de son état puisqu’elle fait la démarche de se faire accompagner. J’ai aussi l’impression que Mme A ne s’autorise pas de souffrir ou d’avoir souffert du décès de son père. Mme A semble depuis très jeune avoir des responsabilités laissant peu de place à ce qu’elle ressent personnellement.

    Mme A vient consulter suite à la perte de son emploi qu’elle n’arrivait plus à exercer correctement.

    Mme A présente des symptômes tels qu’un trouble dépressif majeur, des troublés du sommeil, des troublés de l’alimentation ( comportement boulimique), des pensées magiques et des symptômes compulsionnels ( TOC ).

    Mme A à besoin d’être écouté, entendue sans être jugé ( son entourage est plutôt dans le reproche culpabilisant ).

    Mme A à besoin d’être ou d’apprendre à être plus douce avec elle-même.

    Au vu des symptômes qui deviennent de plus en plus handicapants je dirais que Mme A souffre d’une profonde angoisse de la mort se traduisant par une névrose obsessionnelle déclenchée à la disparition de son père.

     

    Je proposerais à Mme A en premier lieu une psychothérapie afin de comprendre pourquoi elle rejette la souffrance qu’elle aurait pu ou pourrait ressentir quant au décès de son père, car dans son explication elle nous dit avoir été préparée à son décès et à contrario avoir déclenchée ses symptômes compulsionnels au même moment. Elle dit même être contrariée d’associer ses troublés à cet événement. Je pourrais en parallèle lui proposer l’hypnose qui viendra soutenir notre travail de thérapie. Enfin si les troubles continuent d’être invalidants Mme A pourrait prétendre à un traitement médicamenteux.

     

    Je demanderais à Mme A si selon sa logique,  parce qu’elle était censée être préparée au décès de son père alors elle n’aurait pas dû en souffrir ( je reformulerais afin d’être certaine d’avoir ciblé la problématique et permettrait peut être à Mme A de prendre conscience de l’ambivalence de la situation. Je lui demanderais aussi si aujourd’hui encore elle se sent devoir «  être responsable «  comme elle l’était plus jeune, auprès de sa mère.

     

     

    Mme A s’est retrouvée très jeune et encore aujourd’hui à devoir prendre soin des autres et j’essaierais de l’accompagner à s’accorder à elle-même de la compassion et de la bienveillance. À s’autoriser à ressentir avec mon soutien ce qu’elle essaie de contrôler à travers ses obsessions. Nous pourrions ensemble « apprivoiser » cette angoisse terrible qui ronge son quotidien. Je pourrais l’aider à se délester de la culpabilité qu’elle porte aujourd’hui mais aussi celle des responsabilités qui lui ont été imposées très jeune.

    Merci pour votre retour.

    Julie.

    #12340
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonsoir Julie,

    Je vous félicite pour la précision de votre analyse et sa justesse. J’apprécie vraiment la bienveillance de vos propositions. Bravo.

    Belle poursuite dans votre formation

    Audrey

    #12337
    Photo du profil de Pierre Vatel
    Pierre Vatel
    Étudiant(e)
    Bonjour,
    En lisant le tableau de Madame A, Je vois que cette personne vient demander une aide extérieure à la suite d’une réaction de son employeur car pour la première fois, ce qu’elle met en place pour continuer à vivre n’est plus compatible avec le monde extérieur. Cette réaction a laquelle elle se trouve confrontée la renvoie à la souffrance qu’elle a eu à supporter pour à s’adapter à son environnement.
    Sans faire de sur interprétation et en restant sur la base des éléments présents, il me semble que les différentes périodes de sa vie qui sont ici esquissées, parlent toutes de la même chose ;
    Mme A s ’est construit dans une volonté de contrôle, en s’attribuant une certaine responsabilité. Étant enfant ce fut sur la base d’une injonction (s’occuper de ses deux petits frères), plus tard elle a été jusqu’à se mettre en conflit avec son père à propos de sa santé, à sa mort elle continue à voir sa mère quotidiennement, les symptômes qui la conduisent en consultation la font même culpabiliser (« Mme A est très contrariée à l’idée d’associer ses symptômes à la mort de son père »).
    Le lien qu’elle fait elle-même entre le symptôme présent et concret (le lavage de mains et autres rituels) et la mort de son père semblent parler d’un besoin de contrôle qu’elle tente de mettre en lieu et place d’une situation qu’elle n’a pas su contrôler (la mort de son père malgré la guerre qu’elle lui a fait pour qu’il garde sa santé).
    Question 1 :
    Mme A vient en consultation pour « résoudre » le symptôme (lavage de mains incessants) qui la met en difficulté professionnellement.
    Question 2 :
    Les symptômes présentés par Mme A sont une série de rituels (lavage de mains intempestifs, vérifications incessantes lors de sa préparation avant de se rendre sur son lieu de travail). Elle a mis ces rituels en place afin de maîtriser une angoisse invalidante ; ces rituels s’apparentent à des troubles obsessionnels compulsifs.
    Question 3 :
    Mme A a besoin de surmonter son angoisse pour pouvoir se libérer de ces rituels envahissants.
    Question 4 :
    On peut faire l’hypothèse que Mme A souffre de névrose obsessionnelle. Le symptôme ici décrit est indicateur de ce type de névrose. L’angoisse contre laquelle elle veut lutter en mettant en place ces rituels est le résultat du déplacement d’une angoisse de mort incontrôlable (de son père, de sa mère malade lors de son enfance).
    Question 5 :
    Pour accompagner Mme A, Je proposerai de lui prescrire en cas de besoin avéré un traitement anxiolytique adapté afin de surmonter ponctuellement la souffrance de son angoisse, et en parallèle je proposerai surtout à Mme A un suivi psychothérapeutique.
    Question 6 :
    Pour aider Mme A à cheminer vers son symptôme, il pourrait être intéressant de lui demander ce qu’elle cherche à se donner de tellement important en mettant en place ces rituels (La question pourrait lui être posée dans un moment où elle serait associée avec son ressenti ) ( intention inconsciente positive )
    Il pourrait aussi être intéressant d’inviter Madame A à s’associer à l’enfant qu’elle a été, afin que la femme de 58 ans qu’elle est puisse offrir à l’enfant qu’elle a été ce dont elle a besoin pour être rassuré, en entendant la souffrance de cet enfant.
    Enfin je me dis que on pourrait interroger Madame A sur la contrariété qu’elle a à associer ses symptômes à la mort de son père. Cela dit si elle a de la contrariété à cet endroit, cette confrontation pourrait avoir quelque chose de violent pour elle, et risquerait de « boucher » « clôturer» certains accès.
    Voici ma lecture de ce tableau.
    D’avance merci pour votre retour et vos indications,
    Pierre.
    #12348
    Photo du profil de Audrey Aymard
    Audrey Aymard
    Équipe Théolis

    Bonsoir Pierre,

    Je vous félicite pour votre analyse détaillée et juste. Vos propositions sont également intéressantes. Pour ce qui est d’aborder la contrariété de l’association faite par la patiente, je pense qu’il est possible de le faire sans trop de violence puisqu’elle l’aborde d’elle-même.

    Je vous souhaite une belle continuation dans votre formation

    Audrey

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