Théolis Formations

Exercice pratique n°4 du Module 4 Anamnèse

Mots-clés : ,

Ce sujet a 97 réponses, 35 participants et a été mis à jour par Photo du profil de Séverine Miquel Séverine Miquel, il y a 3 semaines et 4 jours.

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 98)
  • Auteur
    Réponses
  • #10887
    Photo du profil de
    Anonyme

    Bonjour Séverine,

    Merci pour votre apport. En parallèle de la formation, je suis dans la lecture d’un livre sur l’écriture thérapeutique et du coup, maintenant il me semble important que le « lieu d’écriture » soit le « lieu de thérapie », donc dans mon cabinet. Il faut que j’intègre cela dans la présentation que je vais faire de cette démarche.

    Et surtout merci de m’avoir donné l’idée de tester la longueur de l’anamnèse avec un « cobaye » ce qui me permettra d’avoir aussi l’avis d’une personne extérieure au projet ou à ce type de sujet.

    Comme j’ai terminé les modules, j’en profite pour vous remercier vivement de la qualité de cette formation et de votre disponibilité. Très satisfaite, j’ai choisi de continuer avec Théolis formation et je viens de débuter la formation de psychopraticien en relation d’aide. Merci encore.

    Françoise

    #10890
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Françoise,

    Merci pour votre chaleureux message.

    Je vous souhaite une excellente suite dans vos formations et dans les accompagnements que vous proposerez ensuite au sein de votre cabinet.

    L’écriture est en effet un merveilleux vecteur de thérapie.

    Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

    #10897
    Photo du profil de Anne-Laure Grimm
    Anne-Laure Grimm
    Étudiant(e)

    Nom, Prénom, DDN, situation familiale, adresse , tel

    – Comment ça se passe à la maison ? Avec le conjoint ? Avec les enfants ?

    Sur une échelle de 0 à 10, comment vous sentez vous à la maison ?

    Pourquoi ?

    – Quel travail faites-vous ? Sur une échelle de 0 à 10 comment vous sentez vous au travail ?

    Pourquoi ?

    – Avez-vous des problèmes de santé ? Si oui lesquels ?

    – Comment est votre sommeil ?

    – Pratiquez-vous un sport ou un loisir ?

    – Est-ce que vous vous consacrez du temps pour vous ?

    – Comment s’est déroulé l’enfance ? relation parents ? relation fraternelle ?

    – Comment s’est déroulé la scolarité ?

    -Pourquoi cette démarche ?

    -depuis combien de temps vivez-vous avec cette problématique ? comment est-ce arrivé ? Comment cela a comencé ?

    – Y’a t’il eu un moment dans votre vie où vous n’aviez pas cette problématique ? A quel moment ?

    – Qu’avez-vous essayé de faire pour surmonter ou régler ce problème ?

    – Est ce que cela à fonctionner ?

    – De quelle façon cela vous affecte ? Où vous situeriez vous sur une échelle de 0 à 10 ?

    – Que se passerait-il, si cette situation perdurait ?

    – Comment vous souhaiteriez agir face à cette situation ?

    -comment envisagez-vous ce changement ?

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 5 mois par Photo du profil de Séverine Miquel Séverine Miquel.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 5 mois par Photo du profil de Séverine Miquel Séverine Miquel.
    #10901
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Anne-Laure,

    L’ensemble des thématiques est abordé dans votre questionnaire, n’hésitez pas à demander des précisions si la personne vous répond de façon trop générale.

    Comment envisagez-vous de poser ce questionnaire ?

    Je pense qu’il peut être judicieux de revoir la forme ou la tournure de certaines de vos questions afin de les rendre plus professionnelles (et donc moins familières).

    Merci de ce partage et du travail que vous avez fournit.

    #10921
    Photo du profil de Anne-Laure Grimm
    Anne-Laure Grimm
    Étudiant(e)

    Merci pour votre retour.

     

    J’envisage de poser ce questionnaire sous forme d’entretien, d’échange.

    Merci pour ces conseils.

    #10964
    Photo du profil de Samantha TATAR
    Samantha TATAR
    Étudiant(e)

    Bonjour, voici mon questionnaire pour l’exercice du module 4

    1) Avez-vous déjà consulté auparavant ? Si oui quels types de professionnel ?

    J’expliquerai brièvement la manière dont je fonctionne lors des séances afin de la rassurer, de la mettre à l’aise et en confiance. Je lui propose donc de faire un premier point ensemble et l’informe que je prendrai des notes, afin de bien démarrer l’accompagnement

    2) question d’ordre administrative : nom, prénom, âge, situation familiale actuelle (couple/ célibataire) ou passée dans le cas de divorce ou autre (famille recomposée,…), enfants : âge/sexe, lieu de résidence actuelle, religion ou pas, situation professionnelle de la personne (et du conjoint)

    3) Environnement familial (parents, frère, sœurs,…)

    4) Qui est votre médecin traitant ? prenez vous un traitement médical ?si oui lequel ?

    5) Quelle est la raison / que s’est-il passé qui vous a poussé à venir ici, à consulter ?

    Au fur et à mesure où la personne me fait part de son histoire, de ce qu’il s’est produit, je lui demande plus de détail si besoin, ce qu’elle a ressenti, je reformule afin de bien cerner et comprendre la problématique de la personne, …

    6) Quand est-ce que cela a commencé (l’évènement déclencheur ou le sentiment de mal-être) ? est-ce que cela dure toujours ?

    7) Avez-vous déjà tenté de résoudre la problématique, comment ? cela a-t-il fonctionné ou pas (ou en parti) ? pour quelle raison à votre avis ?

    8) Que pense votre conjoint, entourage familial et/ou professionnel ? Avez-vous eu du soutien ? comment ressentent-ils la situation ?

    9) Quel est votre position, votre avis face à ça, avez-vous déjà pris certaines décision s ? Que ressentez vous maintenant ?

    10) Pensez-vous que la souffrance actuelle peut faire écho/est liée à quelque chose/évènement douloureux vécu dans votre passé ?

    11) Sur une échelle de 1 à 10, comment évaluerez-vous votre mal-être ?

    12) Cela a-t-il des conséquences sur votre santé : sommeil, alimentation, concentration, stress, angoisse ? en avez-vous parlé à votre médecin traitant ?

    13) Arrivez-vous à vous accorder des moments de détente, de loisir, à faire des choses pour vous, pour le plaisir ? Si non à votre avis pour quelle raisons ?

    14) Qu’est-ce que vous avez trouvé de positif en lien à ce que vous vivez/ou avez vécu ?

    15) D’après vous, là maintenant, qu’est-ce qui vous bloque/vous empêche d’avancer ?

    16) Pensez vous qu’il y ait des choses à changer en priorité, des actions à poser (en vous ou à l’extérieur) pour pouvoir commencer à avancer, à aller mieux ?

    #11007
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Samantha,

    Merci pour le partage de votre questionnaire.

    Je trouve intéressant que vous envisagiez au fur et à mesure l’adaptation de celui-ci au réponse de votre patient/client.

    Peut-être pourriez vous mettre quelques questions de degré afin d’avoir une notation sur le ressenti de la personne le jour où elle commence l’accompagnement avec vous, vous pourrez ainsi par la suite consulter ses réponses et constater le changement (par un requestionnement de degré sur le même sujet).

    Très bon travail.

    Au plaisir.

    #11132
    Photo du profil de
    Anonyme

    Bonjour Séverine,

    J’ai eu l’occasion de faire une simulation à partir de mon anamnèse. Je me demandais si je peux vous la soumettre et récolter votre avis sur les réflexions et pistes thérapeutiques à explorer avec la « patiente ». Seriez-vous d’accord, même si j’ai terminé votre formation ?

    Si oui, je vous donnerai un lien.

    Au plaisir de vous lire.

    Françoise.

    #11136
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Françoise,

    Vous pouvez bien sûr me partager votre anamnèse afin que je vous fasse un retour.

    Je vous demanderais par contre de la copier-coller ici car je n’irais pas visiter votre lien.

    Quels ont été les retours de votre patiente suite à cette anamnèse ?

    Et vous comment vous êtes vous sentie ?

    Au plaisir de vous lire.

    #11145
    Photo du profil de
    Anonyme

    Bonjour Séverine

    et merci de continuer à suivre l’évolution de vos stagiaires !

    Voici l’anamnèse : il y a le questionnaire et les réponses, mes premières pistes de réflexion pour entamer l’accompagnement thérapeutique et ensuite d’autres réflexion qui font suite au retour de la personne qui a joué le rôle de la patiente.

    J’attends donc votre avis et pistes de réflexion avec plaisir !
    Autant vous dire, tout de suite que c’est long…
    Cela dit, l’entretien a pris 50′ (mais je n’ai pas fait la partie sur la relation à l’écriture au regard du contexte de la simulation).

    ———————————————-

    Préambule

    Donner l’objectif de la séance : connaître la personne, entendre sa demande

    Expliquer l’utilisation du questionnaire : balayer tous les champs, ne rien oublier

    Spécifier que la personne est libre de répondre ou de ne pas répondre

    Informer du devoir de confidentialité

    Cette anamnèse a été effectuée à titre d’entrainement. C’est un exercice fictif.

    Première partie : Cadre général

    Identité de la personne

    Nom :

    Prénom : La patiente

    Date de naissance : 40 ans

    Profession :

    État civil : En couple

    Enfants :Oui

    Si oui, âge : 18 et 11 ans

    Adresse :

    Tél. :

    Email :

    Orientation de la personne

    Comment avez-vous connu le cabinet ? Recherche Internet

    Suivi thérapeutique

    Êtes-vous actuellement déjà en traitement thérapeutique ? Non

    Deuxième partie : la situation actuelle

    2-1/ Pouvez-vous décrire la difficulté que vous rencontrez et qui vous amène à consulter ?

    La patiente décrit une problématique liée à l’agoraphobie : étouffement dès qu’il y a « trop de monde » sont associés des troubles physiques (tachycardie).

    2-2/ Depuis combien de temps avez-vous pris conscience de cette difficulté ?

    Cela a débuté vers l’âge de 20 ans et cela s’accentue avec les années.

    La patiente redoute l’ampleur que cela peut prendre

    Elle parle de toile l’araignée ou d’enfermement

    2-3/ Quels sont les signes ou le contexte qui précédent l’apparition de cette difficulté ?

    Elle ne décrit pas une situation précise, elle dit « Tant que mon cerveau est focalisé sur un sujet, cela va et tout d’un coup, il va prendre conscience de la situation (par exemple : une foule), et la seule solution est la fuite. »

    Ce process est systématique, quel que soit le contexte

    Un peu comme si le rideau se levait

    Sur une échelle de 0 à 10, à quel degré situez-vous le blocage provoqué par cette difficulté ?

    (En sachant que 10 est le degré le plus élevé et 0 le plus bas)

    EN SITUATION : 7-8

    EN ANTICIPATION DE LA SITUATION : 3-4

    2-4/ Dans ce cas, que faites-vous ou essayez de faire pour y remédier ?

    La fuite est la seule solution pour sortir de l’angoisse générée

    La patiente n’arrive pas à se focaliser sur autre chose.

    Troisième partie : Vous et vous

    Question d’introspection

    3-1/Quels sont vos principaux traits de caractère

    (De ceux qui vous plaisent le plus à ceux qui vous plaisent le moins)

    • Perfectionniste (à la fois qualité et défaut). Pour la patiente, c’est une qualité lorsque celle-ci la concerne seule, cela peut devenir une difficulté ou défaut dans un contexte de « société »
    • · Empathie

      3-2/Quels sont vos talents ? (Artistiques, intellectuels, sociétaux…)

    • · Talents liés à la créativité manuelle
    • · Talents d’écoute et d’analyse (appropriation des avis des amis)

      3-3/Comment décririez-vous votre vie affective ? (Plutôt seule, plutôt entourée, comme vous le souhaitez…)

      Question non posée

      Questions sur le bien-être

      3-4/Sur une échelle de 0 à 10, à quel degré évaluez-vous votre bien-être ? 7/10

      (En sachant que 10 est le degré le plus élevé et 0 le plus bas)

      Comment expliquez-vous cette note ?

      Cette note s’explique par les symptômes associés au trouble d’agoraphobie

      3-5/Comment décrivez-vous votre santé d’un point de vue général ?

      Correcte

      3-6/Quelles sont vos activités favorites ?

      · M’instruire : activité intellectuelle

      · Le sport

      · Les activités créatives, les activités manuelles

      3-7/Prenez-vous du temps pour vous-même ? Oui

      Si oui, que faites-vous ?

      · Méditation

      · Respiration

      3-8/Quelles sont vos sources de joie ?

      · Mes enfants

      · Les petites choses au quotidien et particulièrement attachées à la nature

      3-9/Quelle est votre plus belle réussite ?

      À vos yeux

      · Ma famille

      Aux yeux de votre entourage

      · Ma famille

      Questions sur le mal-être

      3-10/Quelles sont vos sources de peine ?

      · L’incompréhension de la part des autres, des proches

      · La méchanceté de l’être humain

      · Lorsque malgré sa propre bienveillance vers autrui, elle se sent incomprise

      3-11/Où trouvez-vous de l’aide lorsque la vie est difficile ?

      · Auprès de ma famille proche et de mes amis

      · Auprès de mes chats

      3-12/Avez-vous des regrets ? Oui

      Si oui, de quel ordre sont-ils ?

      · La patiente regrette son fort caractère qui dans sa jeunesse lui a porté préjudice. Elle regrette de ne pas en avoir eu conscience.

      · Vis-à-vis de l’éducation de ses enfants / La patiente aurait aimé faire différemment, être moins « psychorigide ».

      3-13/Avez-vous des thèmes récurrents et responsables d’anxiété ou de stress ?

      Si oui, nommez les trois principaux

      Pour chacun d’eux et sur une échelle de 0 à 10, à quel degré situez-vous votre anxiété ?

      1- L’agoraphobie. Elle met la patiente dans un qui-vive permanent, car présente dans les situations de la vie quotidienne : bus…

      Au niveau 7 de manière générale

      Au niveau 9, voire 10 en situation précise : courses, soldes, séminaire

      2- À l’hôpital

      La patiente redoute l’hôpital qu’elle relie au fait d’être anesthésié.

      À ce sujet, elle décrit deux situations :

      Pendant l’enfance : les visites régulières faites à son grand-père malade. À ce moment-là, la patiente n’avait pas la conscience de la gravité de la situation et n’associe pas l’hôpital à des situations anxiogènes, celles-ci lui sont revenues « comme un boomerang »

      À l’âge adulte : la patiente a accompagné une amie gravement malade (tumeur au cerveau) et cela jusqu’à décès de cette amie. (Accompagnement sur une période de deux ans). Cet événement douloureux se situe entre 2015-2017.

      Quatrième partie : Vous et les autres

      4-1/Comment définiriez-vous votre relation aux autres et à la vie ?

      Par défaut, la patiente a une certaine crainte des autres lorsqu’elle ne les connait pas.

      Elle a peur du jugement.

      Cette crainte est liée à l’agoraphobie, mais remonte aussi à des souvenirs d’enfance lointains : maternelle, la récréation : tous les temps collectifs.

      Il y avait un blocage.

      4-2/Quelles sont en ce moment les personnes les plus importantes pour vous ?

      · Mon mari, mes enfants, mes amis, mes parents

      · La famille proche

      4-3/Pouvez-vous décrire votre famille ?

      Celle que vous avez créée

      C’est une famille qui vit dans la cohérence et la bienveillance

      Et celle d’où vous venez ?

      La patiente a été élevée par ses deux parents (pas de divorce)

      La patiente est l’ainée, elle a un petit frère et une petite sœur.

      Elle s’est toujours sentie à part et incomprise

      4-4/Quels ont été les principes majeurs de votre éducation ?

      · Une éducation stricte et sévère

      4-5/Quelles sont les personnes qui ont été les plus importantes pendant votre enfance ?

      · Les grands-parents paternels et maternels

      · Les animaux qui étaient des confidents

      4-6/Sur une échelle de 0 à 10, à quel degré situez-vous l’entente familiale ?

      La famille de votre enfance : 4 sur 10

      Votre famille actuelle : 8 sur 10

      4-7/Rencontrez-vous des difficultés dans votre couple ? (S’il y a lieu)

      Parfois des difficultés de compréhension dans le partage de la vision des choses

      Les difficultés naissent du fait de ne pas être comprise et la patiente ne comprend pas pourquoi elle n’est pas comprise.

      4-8/Votre conjoint est-il informé de votre démarche ? (S’il y a lieu) : Oui

      Si oui, qu’a-t-il dit ?

      Il apporte son soutien

      4-9/Avez-vous des difficultés avec vos enfants ? (S’il y a lieu) Oui

      Si oui, de quel ordre ?

      Les difficultés liées à l’adolescence

      Parfois des difficultés liées à l’incompréhension

      4-10/Comment qualifierez-vous les rapports entretenus avec votre belle-famille ? (S’il y a lieu)

      Des rapports sains

      Cinquième partie : L’évolution attendue

      5-1/Quels sont les changements que vous souhaitez opérer ? (Par ordre d’importance)

      · Être en mesure de ne pas fuir les situations du quotidien (entrer dans une boulangerie bondée)

      · Faire en sorte que cette difficulté (agoraphobie) ne devienne pas un handicap

      · Ne plus avoir peur, car aucune protection vis-à-vis des autres

      La patiente raconte un événement « enclencheur » d’une problématique relevant de l’agoraphobie. À 22 ans, alors qu’elle était en boite de nuit, elle a pris conscience qu’elle était très éloignée de la porte de sortie. Elle a été saisie d’une peur qui s’est transformée au fur et à mesure en panique, puis en crise d’angoisse qui a provoqué d’abord une chute, puis des spasmes et des tremblements.

      La patiente ne se souvient pas comment elle est sortie de cette boite de nuit. Elle a eu un sentiment de mort imminente. Cette première crise de panique s’est terminée à l’hôpital.

      La peur des autres se serait ancrée à cette étape de sa vie.

      Chaque expérience renouvelée de sortie dans des espaces confinés et bondés a terminé en crise de panique sans forcément aller à l’hôpital.

      À cette époque, aucune prise en charge spécifique, pas de consultation. La patiente dit avoir été hermétique aux démarches « psy ».

      5-2/Quelles sont vos motivations pour effectuer ces changements ?

      · Ne pas amplifier les difficultés liées à l’agoraphobie

      · Vivre sereinement au quotidien

      5-3/De quelles ressources avez-vous besoin pour effectuer ces changements ?

      · Détourner l’attention de mon cerveau par de la musique par exemple, mais cela marche uniquement la première fois.

      5-4/En conscience, et sur une échelle de 0 à 10, où situez-vous votre réussite à opérer ces changements ?

      Je n’ai pas posé cette question !

      J’ai ajouté une question sur les « avantages » qui pourraient être liés à cette situation

      · Aucun

      · Que du négatif

      · Cela enferme

      · Cela génère de l’incompréhension de la part des autres

      Sixième partie : Vous et l’écriture

      Étant donné que c’était une fiction, cette sixième partie n’a pas été traitée

      Les pistes de réflexion qui peuvent être le point de départ du travail thérapeutique

      Il semblerait que la problématique nommée comme « agoraphobie » soit à traiter à 2 niveaux :

      1- En tant que telle au regard des difficultés qu’elle engendre dans la vie quotidienne de la patiente et qui doit avoir un lien direct avec les crises de panique en boite de nuit.

      Proposition de travail thérapeutique

      § Mettre en place des méthodes créatives (scripto-thérapie et art thérapie) pour à la fois mettre en mots ou en image « ce qui pourrait arriver » et créer de la distanciation et renforcer cette distanciation par l’analyse des productions créatives.

      D’autre part, la patiente pratique déjà des activités créatives, elle devrait donc adhérer à cette proposition.

      § Mettre en place des séances de relaxation (sophrologie, kinésiologie)

      2- En tant que « symptôme » d’une problématique beaucoup plus ancienne reliée à :

      Aux visites répétées à l’hôpital pour rendre visite au grand-père (boomerang)

      Aux fantasmes liés à l’acte d’anesthésie :

      Perte de contrôle

      Dépendance aux autres

      Défaut de confiance envers autrui

      À la résurgence de l’angoisse liée à l’accompagnement de l’amie de la patiente qui est décédée (relation à la perte, au deuil, à la mort)

      § Aborder la période de l’enfance (école maternelle, visite hôpital…) en favorisant la libre association d’idées

      § Aborder les représentations liées à l’acte d’anesthésie (lien à l’angoisse de la mort, notion fondamentale du développement psychique)

      Suite de la réflexion après remarques faites par l’étudiante suite à la lecture de ce compte-rendu

      Pour information

      J’ai demandé à l’étudiante qui a joué le rôle de « la patiente » de donner son avis sur la reprise de l’entretien et sur les pistes de réflexion. Elle a soulevé un point que je n’ai pas abordé, c’est la répétition du fait que la patiente ne se sente pas comprise.

      Effectivement, cela apparaît à 4 reprises lors de l’entretien et plus particulièrement lorsqu’on aborde les relations dans le cercle familial.

      Pourquoi je ne l’ai pas entendu ?

      Dans ma propre analyse du déroulé de l’exercice, il y a un point essentiel que je dois travailler, c’est l’écoute active.

      Je me suis rendu compte que même si j’écoutais la patiente, j’étais aussi « aux prises » de ma propre réflexion sur la situation.

      D’autre part, au tout début, lorsque la patiente expose sa problématique, j’ai ressenti comme une « vague » de doute, un peu comme un électrochoc sur ma capacité à aider réellement une personne. Je me suis sentie « perdue » face à cette problématique d’agoraphobie.

      C’est lors du débriefing avec l’étudiante que j’ai compris deux choses :

      · Ma première réaction qui a engendré le doute était basée sur : quelle solution apportée à cette patiente ? (Posture du thérapeute qui sait !)

      · Revenir aux fondamentaux : c’est la patiente qui trouvera ses propres ressources et solutions grâce à l’accompagnement thérapeutique.

      Réflexion supplémentaire :

      J’ai intuitivement posé la question des « avantages » à la situation d’agoraphobie. La patiente a répondu qu’il n’y avait aucun avantage à cette situation.

      Cependant, je vois la corrélation suivante : l’angoisse liée à l’agoraphobie est provoquée (dans les dires de la patiente) par la présence d’un grand nombre de personnes ce qui augmente « inconsciemment » le risque d’être « incomprise », de fait la fuite s’impose.

      Sans doute aurais-je dû « garder pour moi » cette intuition lors de ce premier rendez-vous, pour y revenir plus tard, car je vois bien que cela est très hypothétique… et que rien ne le confirme dans ce que dit la patiente.

      —————————

      Merci d’avoir lu jusque là !!!

    #11151
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Françoise,

    Merci de ce partage riche et complet.

    Vous avez déjà fait pas mal de pas de recul suite à cette première anamnèse test.

    Sachez tout d’abord qu’il est souvent « normal » de se sentir un peu dans le doute dans sa capacité à aider l’autre, ce doute peut justement nous permettre de rester ancrer dans la posture du « non sachant » parce que comme vous le soulignez parfaitement il est facile de se laisser glisser dans la peau de celui qui sait à la place de l’autre.

    Pour ma part je trouve votre intuition d’avoir posé la question des avantages fort judicieuse, cette question qui peut permettre de lever les bénéfices secondaires peut être proposée en 4 temps :

    Quels avantages avez vous à maintenir cet état ?

    Quels avantages avez vous à vous libérer de cet état ?

    Quels inconvénients trouvez vous à maintenir cet état ?

    Quels inconvénients trouvez vous à vous libérer de cet état ?

    En quelque sorte essayez au fur et à mesure de lever le voile sur ce qui peut encore bloquer votre patiente à vraiment valider son processus de changement.

    les réponses de votre patiente montrent en effet qu’à un moment donné de sa vie une forme de confusion entre plusieurs événements/idées/peurs s’est créée et que son inconscient a déclenché une réaction de survie dans l’agoraphobie.

    Connaitre le pourquoi du comment n’aidera pas la patiente dans la présent, cela lui permettrait de comprendre mais pas forcement de se libérer de son mal être.

    Votre travail de distanciation est une excellente idée afin que petit à petit la patiente ne s’identifie plus au problème et qu’elle puisse retrouver du pouvoir sur cette réaction. Qu’elle puisse se dire « ok la réaction se présente, la réaction ce n’est pas moi, si ce n’est pas moi je peux agir dessus, si je peux agir dessus je peux donc en changer », et c’est à elle et elle seule d’arriver à cette conclusion. Votre travail d’accompagnement est donc de l’aider à cela.

    Les notions d’incompréhension et de fuite sont, me semble t-il, des éléments clés.

    Ce premier entretien vous ouvre en tout cas un bon nombre de pistes de travail que vous affinerez et affirmerez au fur et à mesure des séances avec votre patiente.

    Félicitations 🙂

     

    #11147
    Photo du profil de Alexandra KLAI
    Alexandra KLAI
    Étudiant(e)

    Bonjour,

    Voici mon questionnaire, je vous remercie de me donner votre avis

    Cordialement

    Alexandra

    • Date
    • Nom Prénom
    • Situation familiale : marié/concubinage/pacs/divorcé/célibataire (noter si précision de genre sexuel)
    • VOUS
    • Décrivez la façon dont vous vous sentez actuellement
    • Comment vous voyez vous (aspects négatifs et positifs)
    • Depuis combien de temps souffrez vous de ces difficultés
    • Quelles émotions ressentez vous faces à vos problématiques
    • Sur une échelle de 0 à 10 comment évaluez-vous votre état actuel
    • Comment pourriez vous définir votre objectif de vie
    • Qu’avez vous l’intention de changer, créer, améliorer
    • Que se passerait-il s’il n’y avait pas d’amélioration
    • Quelles sont vos plus grandes peurs
    • HISTOIRE FAMILIALE
    • Age de la mère
    • Santé,décès (précisez son âge et votre âge lors du décès)
    • personnalité de la mère
    • rapports entretenus
    • Age du père
    • Santé, décès (préciser son âge et votre âge lors du décès)
    • Personnalité de père
    • Rapport entretenus
    • Fratrie
    • Age, sexe, place
    • Santé, décès (son âge et le votre au moment du décès)
    • Personnalité
    • Rapports
    • Enfants
    • Sexe, âge
    • personnalité
    • Rapports
    • Quelles sont les autres personnes ayant eu une place importante durant votre enfance
    • Age, santé, décès
    • Personnalité
    • Rapports
    • En cas de divorces de vos parents : garde, conflits
    • En cas de séparation/divorce personnel : garde des enfants, litiges
    • PASSE MEDICAL, PSYCHIATRIQUE ET THERAPEUTIQUE
    • Avez-vous déjà suivi une thérapie
    • Quand, combien de temps
    • M’autorisez-vous à prendre contact avec votre ancien thérapeute si cela nous semble nécessaire
    • Coordonnées
    • Avez-vous déjà été hospitalisé pour des troubles émotionnels
    • Quand, combien de temps
    • Un de vos proche a-t-il déjà été hospitalisé pour des problèmes d’ordre émotionnel
    • Quelques détails
    • Avez vous déjà eu des opérations/hospitalisations pour raison médicale
    • Précisez
    • Souffrez-vous actuellement d’une maladie
    • Précisez
    • Avez-vous un traitement psychotrope ? Lequel
    • Avez vous des addictions/comportements compulsifs
    • Type
    • Fréquence
    • Effet recherchés

     

    #11158
    Photo du profil de Séverine Miquel
    Séverine Miquel
    Équipe Théolis

    Bonjour Alexandra,

    Merci pour le partage de ce questionnaire déjà bien complet.

    Vous pourriez, pour cibler avec plus de précisions la problématique de votre patient/client, également poser ce type de question :

    – Qu’est ce qui vous pousse aujourd’hui à venir me consulter ?

    – Quelle est votre problématique actuelle ?

    Il est aussi important de penser à reformuler les réponses de votre patient/client afin de vous assurez de bien saisir les informations fournis par celui-ci.

    Bonne continuation dans vos projets.

    Au plaisir de vous lire.

    #11173
    Photo du profil de Alexandra KLAI
    Alexandra KLAI
    Étudiant(e)

    Merci pour votre retour Séverine, je vais retravailler ce questionnaire et me permettrai de vous renvoyer ma « correction » afin d’être certaine qu’il est assez complet.

    Alexandra

    #11176
    Photo du profil de
    Anonyme

    Bonjour Séverine,

    Tout d’abord, merci beaucoup pour votre retour et vos encouragements !

    Je reviens sur trois points :

    La proposition sur les questions « avantages – inconvénients » :

    J’ai bien noté que « mon intuition » d’avoir posé la question des avantages peut être judicieuse. Cependant, il me semble difficile de poser ces 4 questions d’affilées. Même si je comprends bien leur utilité, je me demande dans quelle mesure cela peut mettre mal à l’aise la patiente, car cela fait « très insistant », la patiente peut l’interpréter comme la volonté du thérapeute de lui faire dire quelque chose… soit dont elle n’a pas conscience, soit qu’elle ne veut pas dire lors de ce premier rendez-vous.
    Je me sentirai plus à l’aise de creuser cela, comme vous le proposez « au fur et à mesure » des futurs entretiens.

    Sur « connaître le pourquoi du comment » et « se libérer de son mal être » :

    J’entends bien le fait que comprendre quelque chose peut ne rien changer au mal être ressenti. Ce que je reformulerai ainsi (pour être certaine d’avoir bien compris) : le fait que la patiente comprenne que l’agoraphobie est une réaction de survie provoquée par l’inconscient, ne réglera en rien son expérience douloureuse de l’agoraphobie. Par conte, l’amener entre autre par la « distanciation », aux effets que vous proposez « ok la réaction se présente, la réaction ce n’est pas moi, si ce n’est pas moi je peux agir dessus, si je peux agir dessus je peux donc en changer », est le moyen pour qu’elle gère et se libère de son mal être.

    Merci de me dire si ma reformulation va dans le sens de ce que vous avez dit !

    Sur « votre travail d’accompagnement est donc d’aider à cela » :

    Ce que je comprends, c’est que le thérapeute oriente ou guide le travail thérapeutique en fonction de l’analyse qu’il fait de ce que dit la patiente ou ce qu’elle dit sans avoir conscience du sens latent ! En l’occurrence ici, le fait que « l’agoraphobie » est un symptôme d’une difficulté plus ancienne et refoulée.

    Sur mon approche thérapeutique

    Même si je ne suis pas encore vraiment positionnée, je m’oriente vers une posture de thérapeute analytique (comprendre le pourquoi du comment) tout en voulant proposer des méthodes comme la scripto-thérapie pour aller au-delà de la compréhension, afin de favoriser des changements concrets chez la patiente.
    Du coup, votre retour me donne matière à « travailler » ce positionnement et cela me sert véritablement.

    Merci beaucoup !

    Françoise.

15 sujets de 31 à 45 (sur un total de 98)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

logo estompé pour certificats 3

Une formation offerte !

Saviez-vous qu'en vous inscrivant gratuitement sur le site, une formation vous est offerte ?

En accès illimité !

les formateurs
J'en profite
Fondamentaux accompagnement gratuite

Théolis Formations : ©2016®