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31 mars 2020 à 18 h 13 min #11094
Bonjour Audrey,
Je trouve cette vidéo très bien faite et très explicative; merci !
Maintenant, je ne peux m’empêcher de me questionner sur le deuxième entretien concernant cette personne; c’est à dire que j’ai bien compris que le fil conducteur est la problématique de la cliente ( ici chercher pourquoi cette culpabilité), mais qu’est-ce que pourrait dire le thérapeute lors du deuxième entretien ?
Faut-il dans ce cas, se baser sur ce qu’à vécu la cliente depuis la dernière rencontre et les problématiques qu’elle a rencontrées ? Ce qui ferait donc un accompagnement plutôt centré sur le présent ou le passé très immédiat ?
Puisque la relation d’aide est basée sur l’écoute, est-ce que le client qui dirige la conversation (par là je veux dire que si le client par exemple, souhaite parler de son passé, de son enfance, le laisse-t-on prendre cette direction sans forcément parler du présent ? pas à chaque fois mais par exemple sur 1 séance ?)
Si la personne souhaite se confier (un peu comme « vider son sac ») mais que le lien avec sa problématique n’est pas franc, la laisse-t-on faire sans rediriger la conversation ?
Et si une fois que la cliente trouve la cause de cette culpabilité (ici certainement liée à la relation avec son père et la peur de décevoir) mais n’arrive pas à mettre en place des changements pour aller mieux (sans pour autant qu’il y ait un bénéfice secondaire) et ne se sent pas mieux, que faire ? Doit-on en déduire que l’accompagnement ne lui correspond pas ?
Je ne sais pas si je suis très explicite dans mes demandes mais mon cerveau bloque complètement sur cet éventuel deuxième entretien !
Merci d’avance,
Céline
2 avril 2020 à 15 h 09 min #11115Bonjour Céline,
Merci pour votre retour sur la vidéo. Je comprends vos inquiétudes quant à ce deuxième entretien et c’est tout à fait normal. Pour vous faire une confidence, je pense que cette crainte touche aussi beaucoup de psychologues dans leurs débuts. Il faut se laisser aller à la rencontre avec l’autre pour éviter de vouloir à tout prix remplir l’espace de peur de ne pas « savoir quoi dire ».
Souvent, lors de mon 2ème entretien, je demande comment les gens vont depuis notre dernière rencontre. Après un premier entretien chez le psy, il arrive souvent que des choses se passent dans l’environnement de la personne. Si cette dernière en a parlé autour d’elle, c’est souvent l’occasion d’apprendre des choses (sa mère lui a parlé de consultation chez le psy petite, son père a parlé de la dépression de sa propre mère, elle a appris que sa meilleure amie voyait également un psy…). C’est ensuite l’occasion de lui demander ce qu’il s’est passé depuis dans sa vie, si par rapport à ce qu’on a abordé dans la séance, il y a d’autres choses qui lui semblent importantes et qu’elle aimerait aborder. Puis si on a du temps, on peut revenir sur des points abordés la dernière fois, au thérapeute de voir ce qui peut être pertinent ou parler de nouveaux thèmes (sa relation aux autres petite, son lien à des personnes importantes pour elle dans le passé, des grands parents…)
Il faut vous faire confiance et avancer au rythme de la patiente, plus elle parlera d’elle, plus elle se comprendra et plus elle avancera
J’espère avoir pu vous apporter des réponses
Bonne après midi
Audrey
7 avril 2020 à 12 h 17 min #11142Bonjour,
Oui cela m’apporte des réponses merci !
Il est vrai que l’imagination tourne à plein régime et que certainement, on idéalise l’entretien alors qu’ils seront tous différents et qu’il faudra sans doute faire confiance au feeling que l’on ressentira ; c’est lui qui nous guidera…
Merci encore !
Céline
22 avril 2020 à 15 h 02 min #11484Bonjour Audrey
Nous avons un code de déontologie en tant que psychopraticien en
relation d aide, mais lorsqu’ une personne nous confie qu elle même où un
proche majeur où mineure est, ou a été possiblement victime de
violence physique ou sexuelle ou tout autres actes punis par la loi,
comment devons nous nous positionner ? Nous devons recueillir l
information et la garder confidentielle, nous devons proposer a la
personne de signaler ces propos aux services compétents, où nous
devons le faire nous même avec où sans accord de la personne concernee ?Merci de votre réponse et bonne journée
22 avril 2020 à 19 h 07 min #11509Bonjour Kévin,
Le sujet que vous abordez est un sujet sensible qui met en difficulté tous les professionnels de santé et d’accompagnement. La loi est claire, sans intervention de notre part, nous sommes coupables de non assistance à personne en danger. Dans ce cas, nous devons pouvoir justifier d’avoir fait quelque chose pour mettre la personne en sécurité ou lui donner les moyens de se protéger. Dans le cadre de violence faite à un adulte, vous devez être à l’écoute de sa souffrance, questionner ses difficultés et ses peurs face à la plainte, l’encourager à le faire et/ou lui donner des coordonnées de personnes susceptibles de l’aider. Si la personne est mineure, vous devez missionner l’adulte venu avec l’enfant de faire le nécessaire, éventuellement vous mettre en lien avec le médecin traitant qui est soumis au secret professionnel. Vous serez peut-être dans le devoir de faire une dénonciation mais cet acte étant lourd de conséquence, il est important de vous faire vous même accompagner par des personnes ressources (assistante sociale du conseil général, médecin traitant, association pour les victimes de maltraitances)
J’espère avoir répondu à votre question
Bonne soirée
Audrey
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