Tout semblait aligné. Vous aviez pris une décision, lancé un nouveau projet, ou entamé une nouvelle relation. L’énergie était là, l’envie aussi. Et soudain… plus rien. Une angoisse paralysante, un auto-sabotage inexpliqué, une fatigue écrasante ou une colère disproportionnée s’invitent sans crier gare.
Vous venez de heurter un mur invisible.
Chez Théolis Formations, c’est une situation que nous étudions de près, car elle est le quotidien de tout cabinet d’accompagnement. Ce mur n’est pas un manque de volonté. C’est votre propre histoire qui frappe à la porte et qui exige d’être prise en charge.
Le mythe du passé « oublié »
Nous avons souvent une conception très linéaire du temps : le passé est derrière nous, le futur est devant. Dans une société qui valorise le mouvement et la performance, l’injonction est de « tourner la page » ou de « mettre sous le tapis » les événements douloureux pour continuer à avancer.
Le problème ? La psyché humaine ne fonctionne pas de manière linéaire.
Les événements non digérés (deuils non faits, traumatismes, blessures d’enfance, ruptures mal refermées) ne disparaissent pas avec le temps. Ils se cristallisent.
Pourquoi ressurgissent-ils à un moment précis, souvent alors qu’on ne s’y attendait pas ?
Paradoxalement, c’est souvent parce que vous allez mieux. Lorsque votre environnement devient plus sûr, ou que vous vous apprêtez à franchir un grand cap de vie, votre inconscient estime que vous avez enfin l’énergie et la sécurité nécessaires pour traiter ce dossier resté en suspens.
Ce n’est pas une punition. C’est une demande de mise à jour.
Le choc de l’individu : « Je pensais avoir réglé ça »
Sur le moment, l’expérience est extrêmement frustrante. On se sent trahi par soi-même. On a l’impression de régresser.
La première réaction est souvent la lutte : on essaie de forcer le passage, de s’appliquer des mantras de psychologie positive, ou de s’en vouloir.
La clé de la libération réside dans l’acceptation de cet arrêt sur image. Ce qui bloque n’est pas un ennemi à abattre, c’est une part de vous, restée bloquée dans le passé, qui a besoin d’être entendue pour pouvoir grandir avec vous.
Le rôle de l’accompagnant face au mur de son client
En tant que professionnel de la relation d’aide, recevoir un client qui percute ce mur demande une posture d’une grande finesse.
Le piège absolu pour le coach ou le thérapeute serait d’adopter une posture de « motivateur » pour aider le client à « casser le mur ». Pousser un client à avancer alors que son passé réclame des soins, c’est risquer la fracture psychologique.
L’accompagnement juste consiste à :
- Valider le blocage : Rassurer le client sur le fait qu’il n’est pas « cassé » ou « faible », mais que son système interne fait son travail de régulation.
- Changer d’objectif : Suspendre temporairement la quête de performance ou l’objectif initial, pour se tourner vers le soin de cet événement passé.
- Évaluer ses propres limites : (C’est ici qu’une solide formation est vitale). L’accompagnant doit savoir si cet événement passé relève d’un traumatisme lourd nécessitant une orientation vers un psychothérapeute ou un psychiatre, ou s’il peut être travaillé dans le cadre de son accompagnement.
Faire face avec compétence
Chez Théolis Formations, nous savons qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance de l’histoire personnelle.
Nos modules de Psychopathologie permettent de comprendre les mécanismes de défense et la nature des blocages. Nos enseignements sur l’Écoute Active vous apprennent à entendre les non-dits qui se cachent derrière un « je n’y arrive pas ».
Se retrouver bloqué par son passé n’est pas un échec. C’est une invitation exigeante à l’intégration. Que ce soit pour vous-même ou pour vos clients, comprendre ce mécanisme, c’est transformer un mur invisible en une porte vers une plus grande liberté.

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