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  • #14866
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    Guillaume Chevrier
    Étudiant(e)

    Bonjour Séverine et/ou Camille,

     

    Je suis nouveau dans la formation, et voici ma toute première question :

    Lors de la mise en transe ou induction, ou de la phase d’approfondissement, j’imagine qu’il soit assez courant que la personne s’endorme…

    Du coup, quelle serait la conduite à tenir ?

    Est-ce que la suite peut se passer de la même manière avec une personne endormie ?

    Doit-on au contraire être très attentif au fait de tenir la personne éveillée, à la limite de l’endormissement mais sans y basculer ?

    Devrait-on utiliser des test de suggestion et/ou des signaux ideo-moteurs pour savoir si elle est réceptive aux suggestions en étant endormie, tout simplement ?

    De mon observation personnelle, j’ai l’impression que l’état d’hypnose le plus profond doit justement se situer à « la porte du sommeil », juste avant de basculer dans l’inconscience du sommeil profond. Si c’est bien le cas, l’art doit être subtil…

    En vous remerciant de votre attention, et de cette formation !

     

    Guillaume

    #14920
    Photo du profil de Camille Forestier
    Camille Forestier
    Équipe Théolis

    Bonjour Guillaume,

    Merci pour votre question.

    Il est évident que l’endormissement n’est pas recherché lors d’une séance d’hypnose. Le but principal de la transe est de réduire l’activité du cerveau logique au profit de la partie intuitive de notre être : « se mettre directement en lien avec le subconscient ».

    C’est bien cet état d’entre deux que vous pressentez que nous recherchons, une forme d’art en effet mais je tiens à vous rassurer, il n’est pas si difficile de maintenir quelqu’un éveillé lors d’une séance d’hypnose et nous allons ensembles réfléchir au comment.

    Comme nous l’avons vu, le but de l’induction est de permettre au cerveau de changer de niveau vibratoire et à tout le processus de conscience de passer dans un mode intuitif, une zone entre deux eaux, entre le « réel » et « l’imaginaire » (ces deux notions gagnent à être méditées).

    On cherchera donc à permettre au patient d’atteindre un état relaxé et chargé en ressources positives sans pour autant l’endormir.

    Voici trois niveaux d’approches, à voir comme des outils à utiliser et à doser suivant l’état de votre patient à un moment donné de la séance. On notera sans insister ici (plusieurs sujets en parlent sur le forum des questions générales) que c’est la qualité de votre synchronisation et de votre écoute active qui vous permettra intuitivement de connaitre l’état présent de la personne tout au long de la séance.

    – La détente et les ressources positives : C’est le tout début de l’induction. L’objectif est de ralentir le fonctionnement cérébral, de détendre le corps et de canaliser voir faire redescendre le stress. Durant cette séquence, on ne demande aucune réflexion au patient et on le guide simplement suivant les étapes de l’inductions que l’on a choisis. Le fait de ne pas engager de processus de réflexion ou de choix chez ce dernier aura tendance à conduire à un relâchement conscient (comme devant un film) et en se laissant guider et implémenter des ressources positives, ce dernier entrera petit à petit en état de transe. C’est à cette étape, notamment, que le patient à le plus de chances de s’endormir si on fait durer cette induction passive trop longtemps (ou si la personne était très fatiguée avant la séance ou déjà parfaitement détendue : dans ces deux cas, on passera rapidement à la seconde étape plus active).

    – Le questionnement interne et la rétro-action : Après la première séquence (l’induction), et dès que vous sentez que le patient est dans un état détendu et réceptif (mais avant de sentir qu’il se soit endormi), les protocoles incluent généralement (et souvenez-vous qu’ils ne sont qu’une trame) des questionnements internes et des propositions de choix et d’actions. La mise en place des signaux idéo-moteurs est généralement le début de ce processus (on met à contribution l’inconscient du patient sous le regard de son conscient) puis on peut poser des questions ayant pour but d’orienter la conscience réflexive du patient. On peut alors lui demander d’observer en lui des tentions ou des manifestations ou bien encore entamer avec lui l’appel au soutiens et à la protection de ses guides de lumière, etc…

    En résumé, on rendra à cet étape le patient acteur de la situation. D’une manière générale, il est presque impossible que le patient s’endorme à partir du moment où vous lui confiez des taches et des actions qui nécessitent son implication et sa pleine attention (la clef est là). Prenez l’habitude d’envisager l’accompagnement en hypnose comme un processus dynamique avec le patient avec le désir de l’impliquer au maximum dans la prise de choix et l’observation active, quitte parfois à adapter vos protocoles en cours de route suivant la situation qui se présente. Sortez de l’idée du thérapeute qui conduit de A à Z une séance pour une vision plus dynamique, plus participative de co-élaboration de la séance (bien que ce soit vous qui tenez le fil, bien entendu).

    – La prise de parole : Le risque d’endormissement devient nul à partir du moment où vous demandez au patient de prendre la parole (quelle que soit la situation). En hypnose spirituelle, nous essayons à chaque fois que cela se révèle possible de faire prendre la parole au patient, pour l’interactivité dont nous avons parlés principalement afin de suivre et d’adapter l’évolution du travail en cours ou des éléments et évènements qui se présentent. Si vous sentez un glissement vers l’endormissement, demandez alors simplement à votre patient de vous parler ou de vous décrire certains éléments ou ressentis. On peut d’ailleurs concevoir une séance où la parole intervient dès le début (et même dès l’anamnèse). C’est ce que l’on nomme l’hypnose conversationnelle. Il est tout à fait envisageable de conduire une induction, un approfondissement et un protocole en discutant tout du long avec le patient. On veillera cependant à surveiller nos intentions et la synchronisation afin que nos paroles soient hypnotiques et ne pas tomber dans de la discussion ordinaire à un niveau mental superficiel.

    Si dès l’induction vous sentez qu’une personne, très fatiguée par exemple, est sur le point de s’endormir commencez donc simplement à la faire analyser ce qui se passe pour elle et à la faire communiquer sur le sujet.

     

    Quelques cas rares et exceptions : 

    On notera des exceptions et au fait que parfois ce qui s’apparente au sommeil est un état très profond de transe. Il sera simple de faire la différence car les signaux idéomoteurs répondront très bien à un état très profond de transe alors qu’ils ne répondront plus en cas d’endormissement.

    Il arrive parfois également qu’en fin de séance, surtout après un travail énergétique important qu’un court endormissement d’une ou deux minutes ait lieu. Ce dernier est généralement superficiel et la parole suffit à faire revenir la personne qui est en fait en train d’intégrer énergétiquement le travail qui vient d’être fait.

    En admettant que la personne s’endorme dès le début de la séance, d’une manière profonde et relâchée, sachez qu’il est possible de profiter de cet état pour expérimenter l’hypnose suggestive directe. Vous pouvez dans ce cas là :

    1 – Renoncer à la séance type que vous aviez prévus.
    2- Vous concentrer sur votre lien de synchronisation et vos intentions (libérer le patient, atteindre son esprit directeur et son inconscient)
    3- Utiliser pendant cinq à quinze minutes des suggestions directes du genre « À partir de maintenant, à chaque fois que vous êtes confrontés à… vous pouvez vous rendre compte que vous êtes en paix. Vous réalisez qu’il est simple à présent de vous pardonner et de pardonner la vie. » En déclinant (suivant l’anamnèse) les idées et processus clefs. Si votre synchronisation est bonne vous aurez des résultats avec cette méthode (et même des réactions corporelles et énergétiques de votre patient durant cette séance atypique). La synchronisation et votre silence intérieur sont les clefs de cette façon de faire.
    4- Au bout de quinze à vingt minutes, réveillez doucement le patient (en souriant) et expliquez-lui qu’il s’est endormi, que cependant la séance n’a pas été entièrement inutile et « qu’il sera surpris de constater des résultats ». S’il est curieux, vous pouvez simplement lui expliquer que vous avez eu ainsi l’occasion de discuter avec son inconscient.
    5- Faites lui payer moitié prix seulement (pour une séance plus courte) et prenez avec lui un rendez-vous pour la séance initialement prévue en lui proposant d’observer d’ici-là les changements par rapport à sa situation.

    En espérant vous ouvrir des perspectives et couvrir le champ de votre questionnement,

    Bonne exploration,

    Merci pour votre question,

    Bonne pratique.

    #14956
    Photo du profil de Guillaume Chevrier
    Guillaume Chevrier
    Étudiant(e)

    Merci Camille pour cette réponse très complète !

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