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  • #12507
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    Chrysa
    Étudiant(e)

    Bonjour,

    ce matin, j’ai fait ma première séance de réparation karmique. J’ai été très surprise par le débit de parole de mon client.

    Effectivement, il avait un discours très limpide alors que je sais qu’il est extrêmement fatiguant de parler sous hypnose. Je me suis demandée si la transe était assez profonde.

     

    Pourtant, la vie dans laquelle il s’est retrouvé était bien celle qu’il fallait. Il n’avait pas conscience des évènements de cette vie qui étaient liés à cette vie présente.

    La personne a qui il devait pardonner était lui, dans son ancienne vie. Sa femme avait disparu et il ne savait pas ce qui lui était arrivé. Il a passé une partie de sa vie à la rechercher sans succès. Il s’en voulait énormément pour ça. J’ai dû demander à la personne actuelle de parler à la personne du passé pour le convaincre de se pardonner, de lui montrer les conséquences dans cette vie-ci de cette action.
    L’homme de sa vie antérieure (il n’a pas su me donner son nom) en était désolé, il lui a fait un clin d’oeil en lui disant que tout était réglé maintenant.

    J’ai demandé d’échanger avec la femme disparue, qui était aussi dans la pièce avec les parents de ce monsieur, et lui demander ce qui lui était arrivé, le guide s’est opposé.

    Dans cette vie, cette culpabilité était toujours très présente. Des échecs amoureux, un sentiment de vide, de néant à la suite du divorce, une tristesse disproportionnée.

    Pendant l’anamnèse, il m’avait donné des informations que j’avais pu recouper :

    – il avait le sentiment qu’il n’était pas complet

    – sa femme (dans cette vie) l’a trompé sans lui dire, quand elle lui a avoué, il a dit : c’est mieux de savoir ce qui est arrivé. Au moins, on sait.

    – quand il a divorcé, il était vide, sans âme. Il sentait que c’était trop important par rapport à la situation mais il ne le comprenait pas.

    Il m’a envoyé un message cet après-midi en me disant qu’il ne savait pas comment l’expliquer mais qu’il se sentait serein., qu’il était bien.

    Voilà, je pense avoir fait les choses correctement mais j’avoue que le débit de parole me laisse perplexe. Je pratique l’hypnose ericksonienne depuis quelques années déjà et c’est la première fois. Pourtant, à chaque rupture de pattern, je voyais bien les globes occulaires bouger sous les paupières.

    Bon après-midi.

    Christine

    #12515
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    Camille Forestier
    Équipe Théolis

    Bonjour Christine,

    Merci pour ce retour quant à votre première séance de réparation karmique visiblement très réussie !

    Il m’a envoyé un message cet après-midi en me disant qu’il ne savait pas comment l’expliquer mais qu’il se sentait serein., qu’il était bien.

    Voilà le point le plus important pour toute pratique à visée thérapeutique, quelle qu’elle soit. Mes félicitations. Vous ne pouvez que considérer que la séance est un succès. Ce protocole est sans doute le plus profond en terme de libération de problématiques du passé, votre patient a pu se pardonner et communiquer avec des aspects plus larges et plus profonds de lui-même grâce à vous. Nul doute, dans le cadre de cette problématique précise, que le changement sera pour lui profond et durable dans le temps.

    Concernant la question du flot verbal, qui semble vous questionner, nous pouvons apporter quelques remarques et pistes de réflexion.

    D’une façon générale, il est effectivement difficile pour la plupart des gens de parler avec aise en état de transe. On peut cependant observer plusieurs points intéressants à ce sujet :

    – Il existe plusieurs formes à la transe. Ou plusieurs « nuances » qu’en tant qu’accompagnant nous amenons. Ainsi, quand nous accompagnons une induction ou quand nous la basons sur l’ancrage et la détente du corps (ce que nous faisons en hypnose spirituelle et généralement en éricksonnienne telle qu’elle est pratiquée de nos jours), nous créons, en plus de l’état de transe, un état de relaxation profond qui n’est pas, à proprement parlé, lié à la transe elle-même (mais plutôt lié à notre choix d’amener cette relaxation). La transe est en effet, en elle-même, un déplacement de notre état de conscience et ce dernier, en tant que déplacement, est relativement neutre. La part du type de suggestion qu’utilisera le thérapeute sera pour beaucoup dans la forme que prendra la transe pour le patient. C’est d’ailleurs pour cela que nous utilisons généralement des adjectifs positif afin d’amener ressources et sentiments sécurisants et agréables pour le patient. Aussi, peut être, l’état de relaxation durant cette séance avec votre patient n’a pas été poussé à un point conduisant à une forme de léthargie physique et la transe de cette personne pouvait être tout à fait profonde et légère physiquement et mentalement en même temps. 

    Quand l’on observe la manière dont travaillait Erickson lui-même, on se rend compte qu’une simple conversation (en présence, connectée et soutenue) suffit à conduire à des modes de transe profonds (le sujet est obligé de répondre aux suggestions de l’hypnothérapeute) et pourtant légers d’un point de vue mental et corporel (les personnes se rendent compte qu’elles sont en transe uniquement au moment où elles voient leur main léviter).

    En conclusion, le choix des éléments de l’induction influencera beaucoup la « saveur » de la transe et certains états corporels seront plus adaptés à l’échange verbal avec le patient que d’autres.

    – En seconde réflexion (brève car largement abordée), nous pouvons dire que chaque patient, structurellement, a un comportement singulier face à la transe et d’une personne digitale (mentale) à une personne kinesthésique, de grands écart dans les types de transes et de séances peuvent apparaître. Ajoutons à ces paramètres structurels le moment de la séance, l’entrainement à la transe du patient et nous ajoutons encore des facteurs pouvant avoir une influence (faire une séance d’hypnose alors que nous sommes fatigués aura tendance à plus nous « assoupir »).

    – Enfin, j’ai pu remarquer qu’en terme de libération karmique, les éléments émotionnels actifs dans la période en cours sont « mûrs » et facilement abordables quand nous souhaitons les traiter directement. Le travail (ou plus précisément l’accès énergétique à) sur une émotion ou un blocage particulier est plus simple si c’est « le sujet du moment (même en arrière fond) » du patient. Certaines périodes de notre vie, ou certains événements particuliers viennent en effet « réveiller » certains de nos blocages, certaines de nos mémoires et les mettent ainsi sur un plan plus proche, facilement accessible (ils sont alors « chargés en énergie »). Pour peu que le sujet de votre patient ait été « mûr » pour être résolu, déjà actif et en cheminement dans sa vie quotidienne, l’accès mais aussi le désir et la vigueur d’une résolution ont pu en être grandement facilités.

    Enfin, et à titre de réflexion possible, nous pouvons noter que l’accès à ces mémoires peut se faire également par d’autres pratiques que la transe (l’essentiel est d’y accéder et d’arriver à une résolution). Aussi, la question de la transe elle-même peut, sans inquiétude, devenir secondaire à partir du moment où le travail que l’on souhaite effectuer fonctionne correctement (comme c’est le cas dans la situation que vous nous présentez).

    En espérant que la réflexion puisse ainsi avancer,

    Toutes mes félicitations pour cette belle réussite,

    Bonne pratique.

    #12545

    Bonjour Chrysa,

    Félicitations pour cette première séance.

    Je me demandais comment vous aviez travaillé ? Vous vous êtes fait un protocole, vous l’avez plus ou moins lu ?

    Pour ma part, je pratique l’hypnose classique et Ericksonnienne depuis maintenant quelques années, je le fais en règle générale sans protocole, mais avec l’hypnose spirituelle je ne me sens pas encore capable, je n’ai pas encore fait de séance d’ailleurs.

    Je suis en train de préparer justement les protocoles à faire et je me demandais si un échange de protocoles ne serait pas une bonne idée afin qu’on puisse partager ce que nous avons retenu de ce cours.

    Qu’en pensez-vous ?

    Merci de votre retour et belle journée,

    mchantal

    #12560
    Photo du profil de Chrysa
    Chrysa
    Étudiant(e)

    Bonjour Camille,

     

    merci pour ce retour. C’est vrai que l’hypnose conversationnelle existe et que la personne continue à dialoguer de manière naturelle.

    Merci encore.

    Christine

     

     

    #12561
    Photo du profil de Chrysa
    Chrysa
    Étudiant(e)

    Bonjour Marie-Chantal,

    je n’ai rien rédigé pour cette séance. J’ai visionné la vidéo et j’ai fait une copie d’écran des rappels du protocole. Je peux vous les envoyer en PJ si besoin. Il me faudra votre adresse mail.

    Le reste, je l’ai fait au feeling, en suivant le protocole mais en faisant surtout appel aux éléments que me donnait mon client.

    Je suis tout à fait d’accord pour que nous échangions sur nos pratiques. C’est toujours agréable et instructif.

    A très bientôt.

    Belle fin de journée.

    Christine

    #12563
    Photo du profil de Chrysa
    Chrysa
    Étudiant(e)

    Marie Chantal,

    pour faire un retour sur la séance, j’ai procédé de la façon suivante (ce n’est que ma première pratique, celle avec laquelle je me suis sentie à l’aise, elle ne répondra peut-être pas à vos ressentis) :

    – anamnèse pour savoir ce que cette personne venait chercher

    – induction

    – coque de protection (étant énergéticienne, cette coque est primordiale pour la personne comme pour moi, avant chaque séance, je me fais ma bulle de protection)

    – approfondissement + escalier qui descend à l’intérieur de soi

    – les signaux idéo-moteurs

    – le sas énergétique

    – les émotions liées à la situation (je crois l’avoir mis à cet endroit, à moins que ce ne soit en entrant dans le tunnel, j’ai un doute)

    – le tunnel qui amène vers la vie antérieure concernée

    – la vie en elle même avec des allers-retours réguliers (la personne n’était pas visuelle, à la base, au fil des allers-retours dans cette vie, elle m’a donné de plus en plus de détails visuels, émotionnels, olfactifs)

    – ensuite je lui ai demandé d’aller qqs minutes avant sa mort

    – puis après sa mort : je lui ai demandé s’il avait fait un feed-back sur sa vie, s’il avait fait des promesses à ce moment là, quels étaient ses ressentis en revoyant sa vie, …)

    – passage vers la lumière (couleur de la lumière, qui est venu le chercher, qui est là, identifier son guide, …)

    – direction vers le sas énergétique puis convocation des âmes concernées avec le guide

    – obtenir le pardon, en l’occurrence, le convaincre de se pardonner à lui-même

    – faire un cadeau symbolique (il a offert son amitié à cet autre lui car il avait le sentiment qu’ils se seraient bien entendus (un chouia schyzo non ? lol)

    – repérer le tunnel de lumière et en profiter pour ancrer le pardon dans cette nouvelle vie avant de partir complètement dans le tunnel

    – revenir dans le cabinet

    J’espère avoir pu vous aider.

    A bientôt.

    Christine

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