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Fêtes de fin d’année : Le grand révélateur de nos dynamiques relationnelles

La période de l’Avent touche à sa fin. Tandis que les vitrines se parent d’or et que les agendas se saturent, une atmosphère particulière s’installe. Pour beaucoup, c’est une promesse de retrouvailles ; pour d’autres, c’est le signal d’une période de tension, de solitude ou de profonde adaptation.

Chez Théolis Formations, nous considérons ces quelques semaines comme un véritable « laboratoire à ciel ouvert ». Les fêtes de fin d’année ne sont pas qu’une parenthèse festive : elles agissent comme un révélateur photographique qui met en lumière nos structures psychiques, nos loyautés invisibles et notre capacité à habiter notre propre vie.


Le retour en famille : quand le théâtre des rôles se réactive

C’est un phénomène classique mais toujours saisissant : franchir le seuil de la maison familiale suffit parfois à faire vaciller l’adulte accompli que nous sommes. En un instant, sous l’effet d’une remarque anodine ou d’une odeur d’enfance, nous revoilà projetés dans nos anciens habits de « l’enfant sage », du « rebelle de service » ou du « médiateur ».

Du point de vue de l’individu :
Ce mouvement de régression est souvent involontaire. Le système familial tend naturellement vers l’homéostasie : il cherche à maintenir l’équilibre qu’il connaît. Pour la famille, il est parfois plus rassurant de vous voir dans votre ancien rôle que d’accepter l’adulte que vous êtes devenu. Le défi consiste alors à rester « différencié » : être présent physiquement sans se laisser absorber émotionnellement par les vieux schémas de communication.

Du point de vue de l’accompagnant :
Pour le professionnel, la période post-fêtes est d’une richesse clinique exceptionnelle. Les récits de repas de Noël sont des mines d’or pour comprendre les jeux relationnels et les fidélités invisibles. Accompagner un client dans le décryptage de son réveillon, c’est l’aider à identifier les déclencheurs (triggers) et les mécanismes de défense qui s’activent sous pression.


L’injonction à la féerie face au sentiment de décalage

Il existe une pression sociale diffuse, une sorte de « tyrannie de la joie », qui impose une harmonie de façade. Ce diktat de la magie de Noël peut créer un sentiment de décalage profond, voire de culpabilité, chez ceux qui ne se sentent pas à l’unisson de l’euphorie générale.

  • La solitude au milieu de la foule : On peut se sentir plus seul à une table de vingt personnes que dans son propre salon. Cette solitude-là naît du manque de connexion authentique, lorsque les échanges restent à la surface pour éviter les sujets qui fâchent.
  • La solitude subie : Pour ceux qui traversent les fêtes seuls, la période peut réveiller un sentiment d’exclusion ou d’échec social. Ici, le travail d’adaptation consiste à transformer cette solitude subie en un moment de soin de soi, en créant ses propres rituels, loin des attentes de la société.

Entre amis : la « famille choisie » et ses propres enjeux

Les célébrations entre amis sont souvent perçues comme un refuge, une alternative plus « légère » au carcan familial. Pourtant, elles ne sont pas exemptes de dynamiques complexes. La gestion des invitations, les non-dits sur les budgets ou les sensibilités de chacun demandent, là aussi, une grande souplesse relationnelle. C’est ici que se teste notre capacité à poser des limites et à exprimer nos besoins de manière assertive.


L’art de l’adaptation consciente

Comment traverser tout cela sans s’y perdre ? L’adaptation, telle que nous l’enseignons chez Théolis, n’est pas une soumission au groupe, mais une intelligence de situation. Elle repose sur trois piliers :

  1. L’observation de soi : Observer ce qui se passe dans notre corps lorsqu’une tension monte. Est-ce « mon » émotion ou celle du système familial que je porte ?
  2. Le désengagement émotionnel : Apprendre à ne pas prendre pour soi les projections des autres. L’oncle provocateur ou la mère anxieuse parlent d’abord de leurs propres limites.
  3. La création de « sas » : S’autoriser des moments de retrait, une marche solitaire, ou un départ anticipé pour préserver son écologie personnelle.

Faire de ces expériences un levier professionnel

Comprendre ces mécanismes, c’est cesser de les subir. C’est aussi acquérir une vision plus fine de l’humain pour mieux l’accompagner. Les fêtes nous rappellent que nous sommes des êtres de liens, pétris d’histoires et de mémoires.

C’est précisément ce que nous explorons au sein de nos parcours chez Théolis Formations :

  • L’approche Systémique : Pour décoder les interactions familiales et comprendre comment chaque membre influence l’équilibre du groupe.
  • La Psychopathologie : Pour identifier les rôles (Sauveur, Persécuteur, Victime) et les états du moi qui s’activent lors des réunions de famille.
  • La Posture de l’Accompagnant : Pour apprendre à rester ancré et neutre, tout en accueillant la complexité émotionnelle de l’autre.

Que vous soyez en train de vivre ces moments ou que vous vous prépariez à recevoir les récits de vos futurs clients, rappelez-vous que chaque interaction est une porte ouverte vers une meilleure connaissance de soi.

Toute l’équipe de Théolis Formations vous souhaite des fêtes de fin d’année authentiques, porteuses de sens et, surtout, de conscience.

17 décembre 2025

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